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Les patients s'attendent légitimement à une prestation de soins sécuritaires, et les fournisseurs de soins s'efforcent de dispenser des soins efficaces et sécuritaires qui visent l'amélioration de l'état de santé et des résultats positifs pour les patients. Malheureusement, des événements préjudiciables aux patients surviennent au cours ou en raison des soins prodigués. Bien que le risque soit inhérent aux soins, nous savons que beaucoup de ces événements sont évitables en adoptant des pratiques prenant appui sur les connaissances les plus récentes. (ICSP 2015)

Les patients et les familles sont conscients que les ulcères de décubitus sont douloureux, guérissent lentement et sont souvent considérés comme une indication de la mauvaise qualité des soins. Lorsque les soignants prodiguent chaque fois les meilleurs soins à leurs patients, ils peuvent préserver ces derniers d'une souffrance inutile (IHI, 2012).

Récit de patients

The Swans' Story (capsule vidéo sur un patient) (NHS Midlands and East, 2012)

Richard avait développé un ulcère de décubitus (aussi appelé escarre de décubitus) évitable au cours de soins de répit dans une maison de soins infirmiers. L'expérience avait été une source d'inspiration, pour lui et sa femme et proche-aidante Doreen, les incitant à contribuer aux efforts d'éducation et d'information - dans l'espoir qu'ensemble, nous parviendrons à éliminer les ulcères de décubitus évitables.

Prévention des ulcères de décubitus – Jessie's Story (capsule vidéo sur un patient) (AHS Channel, 2019)  

Jessie nous parle de sa blessure à la moelle épinière et de son expérience en tant que victime de multiples lésions de pression, et de la prévention de celles-ci. 

Étude de cas 1

Ucères de décubitus nosocomiaux (HIROC 2020)

Un patient âgé provenant d'un centre de soins de longue durée est admis à l'hôpital pour traiter des ulcères de décubitus à la cheville latérale. Selon l'évaluation effectuée à son admission, le patient présentait peu de risques de développer des lésions de pression, faisant abstraction des facteurs de risque existants (ulcère de décubitus préexistant, mobilité restreinte et incontinence urinaire). Le patient a reçu son congé trois semaines plus tard et est retourné au centre de soins longue durée avec des ulcérations sacrées et au talon. L'examen par les experts des conclusions du personnel infirmier n'a pas été favorable, soulevant que l'équipe n'avait pas effectué l'évaluation des lésions cutanées ni mis en place des mesures préventives telles que l'utilisation d'un matelas spécial, l'application de crèmes protectrices ou la consultation avec une nutritionniste ou un spécialiste des plaies. De plus, les experts ont déploré le fait que l'équipe avait omis d'inclure les facteurs de risque évolutifs dans le plan de soins du patient, y compris la nécessité d'hydrater et de repositionner le patient plus fréquemment.