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5/15/2019 7:00 AM

Margaret Hanlon-Bell est directrice générale de Saegis, une filiale à part entière de l'Association canadienne de protection médicale (ACPM); Dr Tom Lloyd est directeur de l'Institut de sécurité Saegis, responsable de la planification et de l'orientation des programmes destinés aux médecins, aux professionnels de la santé et aux établissements. Saegis a été lancée par l'ACPM en 2017. 

                                 Margaret Hanlon-Bell                              Dr. Tom Lloyd

Pourquoi avoir créé Saegis?

Margaret : La recherche et les données recueillies par l'ACMP ont mis en évidence le besoin d'outiller les équipes de santé multidisciplinaires, les hôpitaux et les organisations de santé de programmes visant à réduire les risques et à améliorer les résultats tant chez les patients que chez les prestataires de soins. Saegis a été créée pour répondre à ce besoin. Sa mission est d'améliorer l'expérience des fournisseurs de soins de santé et des patients grâce au perfectionnement professionnel, à la qualité accrue et aux solutions de gestion de la pratique.

En quoi les programmes et services que vous offrez sont-ils uniques? 

Margaret : Nous avons réussi à pousser plus loin le travail qu'a effectué l'ACMP auprès des médecins au cours des années et nous offrons des programmes additionnels et complémentaires aux équipes multidisciplinaires.  Nous avons examiné les risques médicolégaux et mis en application aux niveaux systémique et culturel ce que nous avons appris des résultats, suivant une perspective d'équipe.  Les connaissances et la communication sont des éléments clés de l'amélioration de la qualité à l'échelle du pays. Dans l'ensemble, nous nous attachons principalement au travail d'équipe et à la communication, au changement de la culture et à la divulgation.

Notre programme Salle d'op sécuritaire (SafeOR) est unique parce qu'il s'agit d'un programme d'éducation et d'amélioration de la qualité conçu pour générer des améliorations durables en matière de sécurité, d'efficacité et de culture des blocs opératoires.  Le programme met à profit les données et les observations tirés de la boîte noire de la salle d'op (OR Black Box), une technologie développée par le docteur Teodor Grantcharov de l'Hôpital St. Michael's. Grâce à ce programme, les équipes des salles d'opération peuvent bénéficier d'une formation sur mesure fondée sur les données probantes, de mentorat et d'autres initiatives vouées à l'amélioration de la sécurité.

Nous consacrons également nos efforts au domaine de la gestion de la pratique.  Nous aidons les cliniques hors établissements de santé, grandes et petites, à améliorer la sécurité des patients et des professionnels de la santé. L'une de nos premières initiatives est le lancement d'un programme de cybersécurité, car de nombreuses cliniques n'ont pas l'infrastructure nécessaire en place pour composer avec ce type de problématique.   

Comment déterminez-vous quels programmes de sécurité des patients seront offerts par Saegis?

Tom : Il faut comprendre que nous ne tentons pas de réinventer la roue. Il existe au Canada et ailleurs dans monde d'excellentes formations et initiatives dont nous tirons profit. Par exemple, nous formons un partenariat avec l'Université de Toronto pour offrir une formation sur la prescription des opioïdes qui se déplace un peu partout au pays.  Nous nous sommes également associés à Outcome Engenuity, qui possède des décennies d'expérience dans la promotion d'une culture juste grâce à son modèle Just Culture, afin d'importer ce programme au Canada. Un programme de communication mis en œuvre depuis de nombreuses années en Australie, au Royaume-Uni et dans plusieurs autres juridictions a donné d'excellents résultats; nous avons donc créé un partenariat avec Cognitive Institute and Medical Protection Society pour mettre en œuvre ce programme de communication clinique au Canada, contribuant à combler les lacunes dans ce domaine.

En termes d'engagement, nous examinons les tendances selon ce que nous révèlent les données de l'ACMP, nous passons en revue la littérature et nous discutons avec les établissements d'enseignement et de santé pour identifier les besoins à combler.  Ensuite, nous mettons en place des solutions pertinentes qui généreront le changement. Lorsqu'au sein d'un même établissement nous pouvons réunir des gens de diverses disciplines qui parlent le même langage, qui cherchent ensemble à identifier les obstacles, et qui adoptent des solutions communes dans le cadre d'un programme, nous avons de meilleures chances de provoquer un changement de culture.

Avec votre bagage d'expérience, pouvez-vous partager quelques apprentissages significatifs ou des moments où des évidences se sont révélées ?

Margaret :  Il est très important de maintenir l'objectif qui est d'améliorer la culture au sein des établissements. Le milieu de la santé prend conscience que cela mènera à de meilleurs résultats pour tous. Quand je regarde l'offre de produits de Saegis, je vois des programmes expressément conçus pour améliorer la communication et la culture et pour réduire les risques.

Tom : J'ai fait ma formation en chirurgie au Royaume-Uni et j'ai travaillé dans le domaine médicolégal pendant environ 12 ans. J'ai vu beaucoup de cas médicolégaux liés à la sécurité des patients. Que ce soit ici au Canada, n'importe où au Royaume-Uni, en Irlande, en Afrique du Sud ou en Extrême-Orient, ce sont essentiellement les mêmes problématiques qui se vivent. Selon mon expérience, la communication sous toutes ses formes et l'impact de la culture sont souvent mis en cause. Vous êtes personnellement responsable, mais l'environnement dans lequel vous travaillez a également un impact déterminant. Quand je pense au concept d'une culture juste, si nous pouvons l'intégrer adéquatement, cela peut faire une énorme différence dans la manière de fonctionner d'une unité, d'un service ou même d'une organisation.  La culture environnante est d'une extrême importance si vous voulez réellement instaurer une saine attitude envers la sécurité des patients et rectifier le tir tant pour les patients et que pour le personnel.  

Où pourrions-nous en apprendre davantage et quel message voudriez-vous nous laisser?

Tom : Le message que j'aimerais laisser aux médecins et aux prestataires de soins est que le travail d'équipe, la communication et la culture sont d'une importance capitale et influent de façon significative sur leur capacité d'exercer de façon sécuritaire.  Lorsqu'on approfondit ses connaissances et améliore ses aptitudes dans ces domaines, on se donne la capacité de faire une différence pour la sécurité des patients.

Margaret : J'inviterais les gens à visiter notre site Web et à interagir avec nous. Voyons ce que nous pouvons faire pour vous impliquer en tant que partenaire et pour vous aider à atteindre vos objectifs en perfectionnement professionnel, en amélioration de la qualité et en gestion de la pratique. Je vous encourage à vous abonner à notre infolettre et aux mises à jour, effectuées de façon régulière, sur nos programmes.  

Pour plus d'information, visiter https://saegis.solutions