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​Institut canadien p​our la s​écurité des patients

L'Institut canadien pour la sécurité des patients (l’ICSP) a plus de 10 ans d'expérience de leadership en matière de sécurité et de mise en œuvre de programmes visant à améliorer la sécurité dans toutes les parties du continuum de soins de santé.

VIREZ en mode sécurité

Améliorer la sécurité des patients et la qualité des soins au Canada exige la participation de tous – VIREZ en mode sécurité vous offre les outils et les ressources dont vous avez besoin pour garder les patients en toute sécurité, peu importe si vous êtes un membre du public, un prestataire ou un leader.
 

 
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Nos Programmes

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 Dernières nouvelles de l'ICSP

 

 

Une collaboration pour réduire les taux de réadmissions liées à la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins48785 Ce projet d'amélioration de la sécurité est conçu pour les établissements de soins actifs qui s'occupent de personnes âgées fragiles. Les équipes participantes apprendront à réduire les taux de réadmissions liées aux problèmes de sécurité médicamenteuse au congé de l'hôpital chez les patients fragiles présentant une polymorbidité. L'Alliance canadienne pour une stratégie nationale sur les aînés souligne que 65 % des personnes âgées canadiennes prennent des médicaments appartenant à cinq classes de médicaments ou plus, tandis que39 % des adultes de plus de 85 ans prennent des médicaments appartenant à dix classes de médicaments ou plus. Près de 40 % des Canadiens âgés prennent au moins un médicament inapproprié. De plus, 12 % prennent plusieurs médicaments inappropriés, dont l'utilisation est associée à des hospitalisations évitables et à des réadmissions à l'hôpital en raison d'effets médicamenteux indésirables. Bien souvent, la réduction de la consommation de médicaments inappropriés chez une personne âgée peut contribuer à réduire son risque de devenir plus fragile. Un projet d'amélioration de la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins visant à aider les équipes de soins de santé à avoir une incidence importante sur les taux de réadmissions se déroulera d'janvier 2019 à octobre 2020. Le projet d'amélioration de la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins est une collaboration d'apprentissage qui favorisera de meilleurs résultats pour les patients fragiles, notamment de meilleurs résultats cliniques, une durée de séjour réduite, moins de réadmissions à l'hôpital et des économies globales pour le système de soins de santé du Canada. « Malgré les meilleures intentions des fournisseurs de soins de santé et la conception des systèmes de santé, les médicaments peuvent causer des incidents liés à la sécurité des patients », nous dit Mike Cass, gestionnaire principal de programme à l’Institut canadien pour la sécurité des patients. « La collaboration sur la sécurité médicamenteuse aidera les participants à repérer les clients fragiles qui risquent de vivre des problèmes liés à la sécurité médicamenteuse et apprendre à appliquer de nouveaux processus de gestion de la pharmacothérapie au congé de l’hôpital. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne et sera encadrée par des professeurs et des accompagnateurs experts issus de partout au Canada. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Seules huit équipes de partout au pays seront sélectionnées pour participer à la Collaboration sur la sécurité médicamenteuse. Ne manquez pas cette occasion! Pour en savoir plus, joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février! Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant (le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à medsafety@cpsi-icsp.ca La Collaboration sur la sécurité médicamenteuse est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité créés pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. 1/10/2019 5:00:00 PMCe projet d'amélioration de la sécurité est conçu pour les établissements de soins actifs qui s'occupent de personnes âgées fragiles. Les équipes1/16/2019 4:12:53 PM5https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Une nouvelle chance de se perfectionner pour réduire le risque de complications chez les patients chirurgicaux49083 ​Au cours d'une période de 18 mois, les équipes participantes seront dotées d'outils, de ressources et de stratégies leur permettant de mettre en œuvre efficacement les meilleures pratiques de récupération améliorée dans leur milieu clinique et d'améliorer l'évolution de l'état de santé des patients en guise de catalyseur. Un nouveau projet d'amélioration de la sécurité axé sur les meilleures pratiques chirurgicales en vue d'aider les équipes de soins de santé à avoir une incidence significative sur la sécurité en chirurgie débutera en janvier 2019. Le projet d'amélioration de la sécurité de Récupération optimisée Canada (ROC) est une collaboration d'apprentissage qui favorisera de meilleurs résultats pour les patients chirurgicaux, notamment une meilleure expérience du patient, une durée de séjour réduite, des taux de complications réduits et moins de réadmissions. Issu du programme international ERAS® (Enhanced Recovery After Surgery/Récupération améliorée après la chirurgie), le programme de ROC est constitué des meilleures pratiques fondées sur des données probantes pour les chirurgies colorectales reconnues pour aider les patients à recevoir des soins optimaux. Les équipes y apprendront à mettre en œuvre les cheminements cliniques factuels normalisés et inclusifs pour les patients du programme. Chaque cheminement comporte six principes fondamentaux reconnus pour améliorer les soins l'engagement du patient et de sa famille, la nutrition, la mobilité précoce, l'hydratation, le contrôle de la douleur et des symptômes et les pratiques chirurgicales exemplaires. « La plupart des projets d'amélioration de la qualité sont considérés comme des projets médicaux et ne visent pas à changer la culture de la sécurité », affirme le Dr Claude Laflamme, médecin responsable des Pratiques exemplaires en matière de sécurité des soins chirurgicaux à l'Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP). « L'approche n'est généralement pas complète et le travail disparaît souvent une fois le projet terminé. Les principes de la récupération améliorée brisent le cloisonnement traditionnel entre les pratiques. Il s'agit d'une approche globale, du sommet vers la base, qui est multidisciplinaire et qui inclut à la fois les patients et les fournisseurs de soins de santé. ». « Nous voulons mettre à profit les connaissances sur la RAAC et les données probantes acquises à l'échelle internationale et au Canada pour les diffuser d'un bout à l'autre du pays », déclare Carla Williams, gestionnaire principale de programme à l'ICSP. « La collaboration vous aidera à devenir un champion de la récupération améliorée sur le terrain et un leader du changement au sein de votre organisation. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne, sur une période de 18 mois, et sera appuyée tout au long de la collaboration par des professeurs et des accompagnateurs experts provenant de partout au Canada. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Un maximum de douze équipes de partout au pays seront sélectionnées pour participer à cette occasion d'apprentissage unique. Ferez-vous partie de l'une d'entre elles? Joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février pour en savoir plus! Cliquez ici pour vous inscrire. Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant (le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à erc@cpsi-icsp.ca. Le projet de collaboration de ROC est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité créés pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. 1/10/2019 5:00:00 PM Au cours d'une période de 18 mois, les équipes participantes seront dotées d'outils, de ressources et de stratégies leur permettant de mettre en1/10/2019 10:29:50 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Optimisez le rendement et les résultats de votre équipe grâce au travail d’équipe et à la communication49098 ​Le projet d'amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication permettra aux équipes participantes de résoudre activement les problèmes locaux de travail d'équipe et de communication qui ont une incidence sur les résultats en matière de sécurité des patients. Le travail d'équipe et la communication peuvent avoir différentes significations pour chacun. Un travail d'équipe et une communication efficaces sont essentiels pour assurer une grande fiabilité et la prestation sécuritaire des soins. Le travail d'équipe et la communication peuvent améliorer la qualité et la sécurité, réduire les préjudices causés aux patients, promouvoir la collaboration interprofessionnelle et l'élaboration d'objectifs communs, diminuer les problèmes de charge de travail et améliorer la satisfaction du personnel et la participation des patients. Un nouveau projet d’amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication sera lancé en janvier 2019. Cette approche de l'apprentissage en collaboration sera dispensée par des professeurs et des accompagnateurs experts, et un mentorat sera offert sur une période de 18 mois. Les équipes participantes recevront la formation du maître TeamSTEPPS Canada™, qui leur permettra de déployer les outils et les ressources TeamSTEPPS au sein de leur organisme de soins de santé local. « La communication n'est qu'UNE des compétences inhérentes au travail d'équipe abordées par TeamSTEPPS », affirme Rhonda Shea, chef de l’éducation et de l'apprentissage collaboratif au Conseil de la qualité des soins de santé de l’Alberta (HQCA). « Le leadership, la surveillance de la situation et l’appui réciproque sont tous aussi importants pour un travail d'équipe réussi et des résultats positifs pour les patients. Il y a des moments charnières dans toutes les histoires tragiques des patients où il est clair que le travail d'équipe aurait pu améliorer la situation. » « Ce projet d’amélioration de la sécurité augmentera considérablement les compétences liées au travail d'équipe et à la communication au sein de l'équipe de soins de santé », ajoute Tricia Swartz, gestionnaire principale de programme à l’Institut canadien pour la sécurité des patients. « Des compétences efficaces au niveau du travail d'équipe sont essentielles pour assurer des soins de santé sécuritaires et de qualité qui préviennent et atténuent les préjudices. En mettant l'accent sur le travail d'équipe, la communication et une culture de sécurité des patients, vous pouvez vraiment hausser le niveau de sécurité des patients dans votre organisation. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Il est certain que cette collaboration d’apprentissage suscitera beaucoup d’intérêt! Seules huit équipes du pays seront en mesure d’y participer. Joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février pour en savoir plus! Cliquez ici pour vous inscrire. Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant(le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à teamworkandcommunication@cpsi-icsp.ca La Collaboration d’apprentissage sur le travail d’équipe et la communication est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité qui seront lancés en janvier 2019 pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. 1/10/2019 5:00:00 PM Le projet d'amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication permettra aux équipes participantes de résoudre activement1/14/2019 8:58:35 PM4https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Jeux de puissance en sécurité des patients : prendre la résolution de prévenir les préjudices subis par les patients49133 Bon retour du congé des Fêtes à tous. J'espère sincèrement que vous avez partagé de merveilleux moments avec vos amis et votre famille. Maintenant que nous sommes de retour au travail, je suis ravie de partager enfin avec vous mes deux résolutions pour 2019. Cette année, nous inciterons et inspirerons tous les Canadiens à se relever et à prendre conscience de la crise des préjudices évitables qui touche les patients dans le système de santé canadien! Ma première résolution partager ce qui fonctionne bien avec les personnes qui peuvent apporter des changements Si vous avez lu le numéro courant de notre magazine numérique, vous avez déjà une bonne idée de ce que je veux dire. Cette année, nous lançons trois projets exceptionnels d'amélioration de la sécurité pour nos collègues du secteur de la santé à travers le pays. Que vous soyez prestataire de soins, personnel de soutien clinique ou administrateur, nous avons développé des pratiques fondées sur les données probantes adaptées que vous pouvez mettre en œuvre immédiatement pour améliorer la sécurité des patients, maintenant! Pour les équipes de soins de chirurgie colorectale, le projet Récupération optimisée Canada améliorera les résultats et l'efficacité du système. Pour nos collègues des établissements de soins de courte durée, nous avons développé notre projet d'optimisation de la sécurité des médicaments aux points de transition des soins, qui est axé sur la prévention des préjudices chez les patients faibles. Finalement, pour chaque équipe de soins, nous lançons un projet spécial sur le travail d'équipe et la communication basé sur le programme populaire et primé TeamSTEPPS Canada™. La période d'inscription à ces trois projets d'amélioration de la sécurité débutera le 22 janvier. Chaque projet utilise des professeurs et coaches de renommée internationale, des espaces virtuels uniques et collaboratifs et fournira aux participants des plans concrets et mesurables. Ces projets, qui s'étalent sur 18 mois, seront offerts à coût fixe à des équipes de tous les coins du Canada et basés sur des principes d'application intégrée des connaissances et de science de mise en œuvre. Je veux m'assurer que vous ne manquez pas cette occasion inscrivez-vous pour recevoir des informations sur ces programmes dès leur annonce officielle! Ma deuxième résolution passez le mot à tous au sujet des préjudices évitables qui touchent les patients Cette année, je me suis également engagée à parler de notre mission à tout le monde. Nous savons que dès que quelqu'un apprend que les préjudices évitables causés aux patients représentent la troisième cause de décès au Canada, cela devient leur première priorité en matière de soins de santé. Par conséquent, cette année, ma mission sera de diffuser ce message à un maximum de gens. Si vous m'aidez, nous parviendrons ensemble à favoriser le changement en 2019. Est-ce que je peux compter sur vous pour suivre mon exemple? Si vous expliquez les cinq faits suivants à deux personnes - et leur demander de le faire à leur tour - je pense que nous pouvons créer un effet viral! Un Canadien sur trois a subi un préjudice évitable lié aux soins ou connait quelqu'un qui en a subi un. Toutes les 13 minutes au Canada, quelqu'un meurt des conséquences d'un préjudice évitable lié aux soins. Au Canada, une hospitalisation sur 18 cause des préjudices évitables à des patients. Les préjudices évitables subis par les patients coûtent 2,75 milliards de dollars par an. Il y a des actions que vous pouvez prendre pour assurer votre sécurité et celle de vos proches dans notre système de soins de santé. Si chaque Canadien était au courant de ces cinq faits, je pense sincèrement que nous pourrions transformer notre système de santé. La sécurité des patients deviendrait alors la première priorité en soins de santé pour le public, les médias, le système de santé et nos organismes de réglementation. Je vous demande donc de vous joindre à moi et d'adopter ces mêmes résolutions en 2019. Si vous travaillez dans le secteur de la santé, pourriez-vous veiller à ce que les bonnes personnes soient informées de ces projets d'amélioration de la sécurité à venir? Et même si vous n'y travaillez pas, puis-je vous demander de transmettre à deux personnes ces cinq faits concernant les préjudices évitables subis par les patients - et leur demander d'en parler à leur tour à deux autres personnes? Ensemble, nous pouvons faire de 2019 une année charnière en matière de sécurité des patients. Si vous décidez de vous joindre à moi, pourriez-vous me le faire savoir? Et partager nos efforts sur tous vos réseaux sociaux en utilisant le hashtag #PatientSafetyRightNow? Si vous avez une anecdote à partager sur les préjudices évitables liés aux soins, pourriez-vous en parler sur vos réseaux sociaux et en utilisant aussi ce hashtag? Aidez-nous à façonner une année qui compte vraiment. Aidez-nous à améliorer la sécurité des patients et à prévenir les préjudices subis par les patients. Vous avez des questions ou commentaires? Ma boîte de réception est prête à recevoir vos messages en tout temps à cpower@cpsi-icsp.ca. Aussi, vous pouvez me suivre sur Twitter @ChrisPowerCPSI. Votre partenaire en sécurité des patients, Chris Power 1/10/2019 7:00:00 AMBon retour du congé des Fêtes à tous. J'espère sincèrement que vous avez partagé de merveilleux moments avec vos amis et votre famille. Maintenant1/10/2019 8:45:39 PM5https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
#superSHIFTERS Septicémie : Perles de sagesse49234 Kim Neudorf est championne de la sécurité des patients chez Patients pour la sécurité des patients du Canada depuis 2009. Ses champs d'intérêt sont la promotion de la santé, la sécurité des patients, la mobilisation des patients, la prévention et le contrôle des infections ainsi que l'intendance des antimicrobiens. Mme Neudorf a récemment corédigé un article intitulé Engaging patients in antimicrobial resistance and stewardship, où elle résume le point de vue de conseillers des patients sur l'état de l'intendance des antimicrobiens et de la résistance à ceux-ci au Canada. Chaque fois que je raconte cette histoire, elle me semble de plus en plus incroyable. Je me demande s'il fallait que cette expérience soit aussi extrême pour que je reconnaisse que la sécurité des patients ne peut pas être tenue pour acquise. Ultimement, elle m'a fait comprendre que je devais faire partie de la solution. J'avais tout de suite remarqué que maman avait changé lorsqu'elle m'a ouvert sa porte. Son habituel sourire accueillant avait fait place à des lèvres enflées et bleutées dans un visage renfrogné et bouffi. Je me demandais pourquoi elle portait ses grosses mitaines brunes en cette chaude matinée de juin. À ses petits gémissements et à ses réponses monosyllabiques à mes questions, j'ai compris que le moindre effort lui était pénible et qu'elle était réellement malade. D'une voix à peine audible, elle a murmuré les mots mal de dos, grippe, fièvre, faible. Il ne faisait aucun doute qu'elle devait se rendre aux urgences. Comme infirmière à la retraite, la situation me paraissait assez claire. Je m'attendais à ce qu'elle reçoive le diagnostic et le traitement requis et qu'elle soit bien traitée. Je faisais confiance au système dans lequel j'avais travaillé toutes ces années. Je n'avais pas prévu que, quelques jours plus tard, ma fille de 17 ans lance la question « Il n'y a personne qui se soucie d'elle ici? » Maman est entrée aux urgences sur ses pieds. J'étais avec elle, inquiète du mal qui l'affligeait et de ses facultés mentales en déclin. Elle a reçu un diagnostic d'infection urinaire, puis on lui a administré un grand bolus de soluté intraveineux pour remédier à sa déshydratation, un antibiotique oral (Ciprofloxacin) et un opioïde pour ses maux de dos, avant de lui donner son congé. La pente glissante a commencé dès ce jour-là. Le test d'urine a été manqué, elle a vomi dès qu'elle a avalé la pilule d'antibiotique, son pouls était largement au-dessus de sa fréquence habituelle et les tests requis pour diagnostiquer la septicémie n'ont pas été ordonnés, même si le médecin avait mentionné qu'il s'agissait d'une possibilité. Elle est retournée aux urgences les deux jours suivants. La deuxième journée, elle est arrivée en fauteuil roulant. Le bolus de soluté qu'elle avait reçu la veille avait tellement fait enfler ses jambes qu'elle était incapable d'enfiler des chaussures et que sa respiration crépitait d'humidité. Le médecin a demandé si elle souffrait de démence. J'ai craint que l'évaluation qu'il allait faire soit occultée par l'état de ma mère à ce moment, qu'il croie avoir affaire à une personne âgée, affaissée dans son fauteuil, à peine capable de répondre aux questions – parce qu'elle lui a dit que son « cerveau était tout embrumé ». Je savais que je devais être sa voix, ses yeux et ses oreilles, mais j'ai compris à ce moment qu'il était aussi à moi de conserver ses souvenirs. Je m'assurais de souligner sa vitalité habituelle à chaque occasion à la vérification des antécédents, lors des examens et à chaque nouvelle interaction. Je tenais à ce qu'ils comprennent que la patiente qu'ils voyaient ne ressemblait en rien à la personne qu'elle était vraiment. Le troisième jour, elle est arrivée aux urgences en ambulance. En pleine nuit, elle avait fait une chute dans sa chambre, en cherchant désespérément ses chaussettes et ses pilules – qu'elle avait déjà prises. Elle n'avait subi aucune blessure, mais elle était tellement confuse qu'elle était incapable de suivre le fil de ses pensées et de terminer ses phrases. Son corps était couvert d'une fine éruption cutanée et les infirmières avaient du mal à obtenir une mesure du niveau d'oxygène à son doigt. L'apport massif de liquide avait délavé les sels minéraux de son sang. Son rythme cardiaque était rapide et saccadé. J'ai indiqué au personnel que lors de sa première visite aux urgences, le médecin avait envisagé un diagnostic de septicémie. Elle a été réadmise à l'hôpital avec des diagnostics d'infection des voies urinaires et d'hyponatrémie. Le déclin des facultés mentales et la fatigue extrême de maman sont devenus des sujets délicats. J'estimais que ma mère avait besoin d'une surveillance et d'un contrôle plus intensifs, donc quand une infirmière entrait et disait « C'est bien, elle dort », je répliquais « Elle dort presque 24 heures sur 24, c'est mauvais signe. Elle semble toxique. » Je crois que l'équipe médicale était convaincue que lorsque l'antibiotique ferait effet, l'état de ma mère s'améliorerait, « lentement », nous disait-on. On allait « continuer de surveiller la situation ». En fait, le traitement de 12 jours de Ciprofloxacin pourrait avoir contribué aux complications qui sont apparues. J'ai demandé à l'équipe d'approfondir les recherches et j'ai proposé de nombreuses suggestions. Quelque chose semblait leur échapper. Je me voyais comme une partenaire participant aux soins de maman, dans son intérêt. J'avais tort. L'expérience que j'ai vécue se compare plutôt à regarder une personne se noyer même si elle porte un gilet de sauvetage. On croit que le gilet va lui sauver la vie, mais ça ne fonctionne pas et la personne meurt devant nos yeux. Lorsque j'étais infirmière, je pouvais influencer le système – susciter de bons résultats dans les pires circonstances – mais comme proche d'une patiente, j'étais impuissante. C'est pourquoi j'ai remis en doute ma propre capacité à porter un regard objectif sur la situation. Devant les tensions qui s'installaient, j'essayais de faire preuve de délicatesse et de faire confiance à l'équipe, mais celle-ci ne semblait pas voir les changements que nous constations. Après des demandes répétées pour de meilleurs soins, y compris une lettre manuscrite placée devant le dossier médical de maman, j'ai commencé à m'inquiéter du gouffre qui se creusait entre ma famille et le personnel, tout en me demandant comment ma mère avait pu s'enfoncer dans ce bourbier. Le dixième jour, en faisant avaler son dîner à ma mère débilitée, j'ai remarqué des signaux subtils mais alarmants sa peau et ses yeux avaient pris une révoltante teinte jaune et son urine était orange foncé. Ces observations ont été transmises à l'infirmière en chef. Je croyais que ce serait un appel à l'action, mais il ne s'est rien produit. Ce soir-là, mon frère m'a appelée pour me dire « Maman a l'air mourante. Elle ressemble à papa quand il est mort. » Mourante, elle l'était. Elle vivait une crise hémodynamique, c'est-à-dire que ses globules rouges s'autodétruisaient, et ses composants sanguins avaient chuté à des niveaux incompatibles avec la vie. J'avais du mal à comprendre comment mon frère, menuisier de son métier, a pu déceler une mort imminente, mais pas les professionnels de la santé. Je n'oublierai jamais le désarroi de ma mère dans les heures qui ont suivi, alors qu'elle luttait pour sa vie. Elle ressemblait à un spectre enseveli sous les draps blancs, sa peau pâle et translucide teintée de jaune. Lorsqu'elle m'a vue, elle s'est redressée, les yeux écarquillés par la peur. D'une voix rauque et forte, elle a poussé « Dieu merci, tu es ici… je suis tellement malade ». Elle ne dormait plus à présent. Bien que ses systèmes corporels étaient épuisés, sa détermination était féroce. J'ai couru au poste pour appeler au secours. En un instant, la chambre est devenue une fourmilière. Plusieurs médecins penchés sur le dossier de maman ont conclu qu'elle souffrait d'anémie hémolytique auto-immune, de pneumonie et d'une crise coronarienne ayant mené à un infarctus. Une équipe fantastique a pris le relais. Ma mère a passé cinq semaines à l'hôpital et a mis six mois à retrouver sa vitalité. Elle a survécu, mais a subi des pertes fonctionnelles. C'était il y a dix ans.**** Les protocoles de détection de la septicémie et les outils d'évaluation des signes précurseurs ont amélioré les chances de survivre à la septicémie. La septicémie porte l'infection à un niveau supérieur. La pneumonie en est la cause la plus fréquente, mais toute infection peut susciter cette réaction complexe et variée de l'organisme, qui peut soit éliminer l'infection, soit endommager plusieurs organes et entraîner la mort. La septicémie est la première cause de décès chez les patients hospitalisés. En 2011, Santé Canada a rapporté qu'entre 30 et 50 % des personnes atteintes de septicémie en mouraient[1]. Bien que le rétablissement complet soit possible, des séquelles peuvent subsister et affecter le fonctionnement du cœur et des reins, la force musculaire et la santé mentale. Les personnes atteintes sont également prédisposées aux infections récurrentes. Les recherches montrent que les patients peuvent subir des préjudices neurologiques entraînant un déficit cognitif modéré à grave à long terme[2]. Ces effets sont des conséquences dévastatrices sur la qualité de vie des individus touchés. La gravité et la durée d'un choc septique en réaction à une infection sont déterminées par une série de facteurs. Les enfants de moins d'un an courent un risque plus élevé, tout comme les personnes dont le système immunitaire est affaibli ou qui sont aux prises avec une maladie chronique ainsi que les personnes de plus de 65 ans[3]. La septicémie n'est pas une maladie nouvelle et, heureusement, le nombre de décès qu'elle cause est moins élevé de nos jours. Toutefois, elle demeure difficile à diagnostiquer parce qu'elle ressemble à d'autres troubles de santé, infectieux ou autres. Pour le public, la meilleure défensive est une bonne offensive maintenir une bonne santé et éviter les infections, pratiquer une bonne hygiène des mains, maintenir les vaccins à jour, garder les coupures propres et couvertes. Apprenez à reconnaître les symptômes de la septicémie température de plus de 38,3 °C ou de moins de 36 °C, rythme cardiaque de plus de 90 battements par minute, plus de 20 respirations par minute, œdème, confusion et inconfort[4]. Si ces symptômes apparaissent en totalité ou en partie, rendez-vous aux urgences et préparez-vous à dire « J'ai l'impression de souffrir de septicémie » [5] pour éviter de vous retrouver au bas de la liste d'attente. Afin de déjouer les pronostics et de survivre à la septicémie, celle-ci doit être reconnue comme une urgence médicale. Plus on tarde à administrer un traitement, plus la probabilité d'une défaillance progressive d'un organe et de la mort augmente. La défaillance d'un organe se manifeste par des symptômes comme une faible tension artérielle, une altération de l'état mental, des valeurs glycémiques élevées en l'absence de diabète, un niveau d'oxygène faible, des changements dans les valeurs des laboratoires en ce qui concerne la capacité de coagulation du sang ainsi qu'un taux accru de lactate indiquant que les organes ne reçoivent pas suffisamment d'oxygène[6]. Une approche normalisée à l'égard de la gestion médicale de la septicémie réduit actuellement les complications et le nombre de décès. La perfusion de solutés intraveineux et les tests de diagnostic pour déterminer la source de l'infection sont fortement recommandés pour obtenir les meilleurs résultats possible. L'administration intraveineuse des médicaments antimicrobiens les plus appropriés, comme les antibiotiques, doit être effectuée dans un délai d'une heure; celle-ci semble être l'intervention la plus importante. Des systèmes de surveillance et des médicaments spécialisés pourraient être nécessaires pour prévenir le dysfonctionnement d'organes[7].**** Maman a gardé peu de souvenirs de ces semaines d'hospitalisation. Ensemble, nous avons partagé son expérience avec le public, les professionnels de la santé et les étudiants. Durant nos présentations, nous partagions des « perles de sagesse », qui ont pour but d'assurer que les patients reçoivent les bons soins au bon moment. Sur la scène, maman décrivait ses objectifs en matière de santé et démontrait sa gratitude pour sa famille et tous les travailleurs de la santé avec son mot de la fin « Nous avons besoin de chacun de vous! » [1] Tanya Navaneelan, Sarah Alam, Paul A. Peters et Owen Phillips, « Les décès associés à une sepsie au Canada. 2016 ». Date de diffusion 21 janvier 2016. Accessible au https//www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-624-x/2016001/article/14308-fra.htm. [2] Hallie C. Prescott et Derek C. Angus, « Enhancing Recovery from Sepsis A Review », JAMA, vol. 319, no 1, 2018, p. 62-75. [3] CDC, « Protect Yourself and Your Family from Sepsis », consulté le 1er février 2018 au https//www.cdc.gov/sepsis/pdfs/Consumer_fact-sheet_protect-yourself-and-your-family_508.pdf. [4] Derek C. Angus et Tom van der Poll, « Severe Sepsis and Septic Shock », New England Journal of Medicine, vol. 369, 2013, p. 840-851. [5] « Protect Yourself ». [6] Angus et van der Poll, « Severe Sepsis ». [7] Andrew Rhodes et coll.,« Surviving Sepsis Campaign International Guideline for Managing Severe Sepsis and Septic Shock 2016 », Critical Care Medicine, vol. 45, no 3, 2017, p. 486-552. Consulté au https//journals.lww.com/ccmjournal/Fulltext/2017/03000/Surviving_Sepsis_Campaign___International.15.aspx. 1/8/2019 6:00:00 PMKim Neudorf est championne de la sécurité des patients chez Patients pour la sécurité des patients du Canada depuis 2009. Ses champs d'intérêt1/10/2019 10:35:54 PM9https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx

 Calendrier des événements

 

 

Western Canadian One Health Antimicrobial Stewardship Conference41862https://www.eventbrite.com/e/western-canadian-one-health-antimicrobial-stewardship-conference-tickets-530224515801/22/2019 2:00:00 PM1/24/2019 11:00:00 PMBringing together interested antimicrobial stewards from both human and animal health sectors to exchange ideas and take action. 12/14/2018 9:58:45 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Lists/Events/calendar.aspxFalseConférenceFalse
Webinaires d'information sur les projets d'amélioration de la sécurité41864WebExhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/toolsresources/Safety-Improvement-Projects/Pages/Upcoming-Webinars-2019-01-11.aspx2/5/2019 5:00:00 PM2/5/2019 6:00:00 PMCes webinaires seront pour vous et les membres de votre équipe une occasion d'obtenir de plus amples renseignements sur les collaborations d'apprentissage, ainsi que des réponses à vos interrogations.1/15/2019 9:47:32 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Lists/Events/calendar.aspxFalseWebdiffusionFalse
Date limite pour la présentation des candidatures - FORCES : Programme de formation pour cadres41859https://www.fcass-cfhi.ca/WhatWeDo/extra/application2/12/2019 6:00:00 PM2/12/2019 7:00:00 PMLe programme FORCES de formation pour cadres est un programme axé sur le travail d’équipe qui offre des bourses pour l’amélioration de la qualité (AQ) et le leadership à des participants de partout au Canada. Cet événement est organisé par FCASS 11/29/2018 5:34:49 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Lists/Events/calendar.aspxFalseAtelierFalse
Programme de formation du maître TeamSTEPPS Canada 41861Douglas College, New Westminster Campus 700 avenue royal, New Westminster, BChttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/education/TeamSTEPPS/Pages/TeamSTEPPS-Master-Trainer-Training-Course---2018-12-04.aspx2/20/2019 3:00:00 PM2/21/2019 11:30:00 PMUn cours de formation TeamSTEPPS Canada™ s’en vient dans la région de Vancouver en février 2019! Ce cours vous aidera à améliorer la collaboration au sein des équipes, les résultats cliniques et la sécurité des patients dans votre organisation. Vous apprendrez en quoi consistent les outils TeamSTEPPS® et comment vous pourrez les utiliser pour faire une différence dans votre milieu de travail.12/5/2018 7:22:20 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Lists/Events/calendar.aspxFalseAtelierFalse
La surveillance de la morbidité et de la mortalité maternelles au Canada – où nous en sommes 41863https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Pages/Maternal-morbidity-and-mortality-surveillance-in-Canada---where-we-are-and-where-we-are-not-2019-01-08.aspx2/20/2019 5:00:00 PM2/20/2019 6:00:00 PMLa surveillance de la morbidité et de la mortalité maternelles au Canada – où nous en sommes Objectifs 1. Discuter de l’historique de la surveillance de la mortalité et de la morbidité maternelles au Canada et de la dernière initiative en la matière. 2. Faire connaître les solutions possibles qui sont actuellement en œuvre dans l'ensemble du pays.1/8/2019 8:52:40 PMhttps://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/Events/Lists/Events/calendar.aspxFalseWebdiffusionFalse