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#SuperSHIFTER Adopter la simulation et son potentiel inexploité70618Portraits de leaders2/14/2019 10:31:38 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/News/PublishingImages/2019/Tim%20headshot.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Le #SuperSHIFTER Tim Willett est président et directeur général de SIM-One, le Réseau canadien pour la simulation en soins de santé, un réseau dirigé par ses membres qui soutient et unifie les programmes de simulation partout au pays. Pour M. Willett, la simulation est à la fois un outil éducatif et un agent de changement pour l'avancement de l'éducation en matière de soins de santé, de la sécurité des patients et de la qualité des soins. Pourriez-vous nous présenter SIM-One et du Réseau canadien pour la simulation dans les soins de santé? Nous sommes un réseau sans but lucratif regroupant des centres de simulation en soins de santé et des employés de ce domaine des quatre coins du pays et d'ailleurs. Au Canada, on dénombre entre 200 et 250 centres et programmes de simulation dans différents hôpitaux, universités, facultés et autres agences. Nous comptons actuellement 52 organismes et près de 300 individus parmi nos membres. Actuellement, nous avons également 1 950 abonnés, dont le quart à l'étranger. La vision de notre réseau est l'offre de soins de santé exceptionnels grâce à la simulation. Notre mission est de promouvoir et de faire progresser la simulation en vue d'améliorer l'éducation en matière de santé, la sécurité des patients et la qualité des soins. Notre rôle consiste à soutenir et à élargir la portée et la qualité des simulations et d'aider à accroître la durabilité des programmes de simulation. Nous organisons des rencontres d'échange de connaissances, de collaboration et de partage de ressources, en plus d'offrir une gamme de programmes éducatifs qui enseignent aux participants à se servir de la simulation comme outil d'éducation. En effet, des compétences spécialisées sont requises pour réaliser des simulations; ces techniques ne sont pas comparables à l'enseignement traditionnel. Qu'est-ce qui rend la simulation unique et novatrice? La simulation a évolué bien au-delà de la transmission de connaissances dans un contexte d'apprentissage individuel. Au niveau de l'équipe et du système, elle procure une expérience qui aide les gens à comprendre les pratiques actuelles, les difficultés liées à la culture en place, les moyens d'améliorer les choses et les occasions d'adopter de nouvelles pratiques afin de faciliter la mise en œuvre d'améliorations. Les personnes qui créent des simulations sont de puissants acteurs de changement. Si vous cherchez à modifier les paradigmes de l'éducation, à améliorer la qualité, à changer la culture d'une organisation ou à modifier la manière dont les processus et les espaces sont conçus, vous découvrirez que les spécialistes de la simulation sont des personnes passionnées, visionnaires, ouvertes au changement et douées pour la promotion de changements. Quelles occasions la simulation présente-t-elle à votre avis? La simulation renferme un énorme potentiel pour améliorer les soins dans les hôpitaux et d'autres établissements. Une grande partie de notre mandat est la sensibilisation. Nous œuvrons auprès d'autres organisations, comme l'Institut canadien pour la sécurité des patients, afin de les aider à comprendre le rôle que la simulation peut jouer dans la réalisation de leur mission. De plus en plus, nous constatons que la mise en œuvre et le changement de culture font obstacle à l'amélioration des soins de santé. La simulation est un puissant outil de mise en œuvre qui peut contribuer à modifier des comportements, à améliorer le travail d'équipe et à transformer une culture. Nous voulons nous assurer que nos partenaires comprennent le rôle que la simulation peut jouer et trouver des moyens de les aider à faire avancer leurs travaux, en collaboration avec eux. Dans le domaine de l'éducation, les données probantes sur la simulation sont bien établies, et le Canada est un chef de file international pour ce qui est de l'utilisation de simulations dans le programme d'éducation en santé. La simulation améliore la manière dont les étudiants en soins de santé apprennent et deviennent des professionnels. Du point de vue de la sécurité des patients et de l'éducation, il est beaucoup plus souhaitable de s'entraîner sur des mannequins et des acteurs que sur des patients ou sur d'autres professionnels de la santé. Si la simulation est déjà solidement implantée dans le domaine de l'éducation, elle comporte un vaste potentiel inexploité en ce qui concerne la prestation des soins de santé. Seulement une poignée d'hôpitaux et d'agences de soins de santé du Canada ont résolument misé sur la simulation pour améliorer la sécurité et la qualité sur les lieux de prestation des soins de santé. Il y a là une occasion à saisir, puisque le Canada ne fait que commencer à exploiter les possibilités. Il pourrait notamment se servir de la simulation pour concevoir des espaces de prestation de soins, raffiner des processus de soins, cibler des menaces pour la sécurité avant qu'elles se matérialisent, offrir des formations ponctuelles pour mettre à jour les compétences du personnel avant d'entreprendre des procédures critiques de soins de santé, hausser la qualité du perfectionnement professionnel continu, contribuer à la mise en œuvre d'un plan d'amélioration de la qualité, renforcer le travail d'équipe dans les soins interprofessionnels et améliorer la culture de la sécurité. Traditionnellement, la simulation est perçue comme un outil éducatif, et nous affirmons que le recours à la simulation pour saisir ces occasions systémiques peut améliorer les soins de santé. Comment la simulation a-t-elle évolué, et quels éléments sont requis aujourd'hui pour faire progresser la simulation? Il y a 20 ans, aux balbutiements du concept de simulation, l'équipement était au cœur des préoccupations. Après cinq ou dix ans, il est devenu manifeste que les ressources humaines capables de concevoir et de réaliser des simulations étaient primordiales. L'accent est passé de l'équipement au personnel et à la formation d'experts en simulation. L'avancement de la simulation au Canada passera par deux étapes suivantes augmenter la sensibilisation aux occasions et aux données probantes, particulièrement dans les établissements de soins de santé, et renforcer les capacités humaines à appliquer la simulation à grande échelle dans les domaines de l'éducation et de la prestation des soins de santé. Dans le cadre de votre travail, quels sont les plus grands apprentissages que vous avez retenus? Pour commencer, la simulation n'a pas besoin d'être coûteuse. Il faut réfléchir davantage aux programmes de simulation plutôt qu'aux laboratoires de simulation. La création d'un programme de simulation n'est pas dispendieuse si on investit dans les individus avant d'investir dans le matériel. Je serais extrêmement prudent face à une simulation qui ne prévoit pas cet investissement dans les ressources humaines. Par définition, la simulation est immersive les participants doivent être profondément engagés dans la simulation. Des compétences particulières sont requises pour créer et animer les simulations. Encore une fois, il est à la fois primordial et plus facile que l'on pourrait croire de mettre l'accent sur le renforcement des capacités humaines et des compétences requises pour réaliser des simulations. Au cours des six dernières années, j'ai aussi appris que même si le Canada est très vaste, la communauté de la simulation n'y est pas si grande. C'est un domaine de niche. La collaboration entre organisations et professionnels devient de plus en plus essentielle pour améliorer la qualité et la durabilité de la simulation partout au pays. Enfin, de nombreux aspects de la simulation peuvent être partagés, allant des politiques en vigueur dans un laboratoire de simulation aux structures organisationnelles en passant par les modèles de dotation, les scénarios de simulation et les outils de validation pour l'évaluation des simulations. Quels défis entrevoyez-vous? L'importance d'investir dans la simulation fait toujours l'objet de scepticisme. Les dirigeants et les décideurs la voient comme un programme qu'il est bon d'avoir mais qui est très coûteux. Nous devons mieux comprendre les obstacles à franchir pour éliminer cette perception et aider nos dirigeants à reconnaître qu'il s'agit d'un investissement offrant un rendement démontré et d'un outil essentiel à l'amélioration de la qualité et de la sécurité. La croyance que des dépenses en équipement sont nécessaires, plutôt que des investissements dans les ressources humaines, est également un défi. Nous devons accroître l'adhésion des dirigeants ainsi que les investissements dans la simulation. L'offre de SIM-one et du Réseau canadien pour la simulation en soins de santé peut-elle être adoptée ou dupliquée par d'autres organisations? Je tiens absolument à ce qu'il y ait davantage d'engagement dans la simulation et davantage d'organisations membres de ce réseau, parce que plus nous serons nombreux à contribuer au savoir, aux ressources et à l'information communs, plus nous en profiterons tous et plus notre voix collective se fera entendre sur le sujet de la simulation. Les réseaux régionaux de simulation ont un important rôle à jouer, puisqu'il n'est pas toujours possible de se rendre à une conférence nationale et que les collaborations régionales peuvent être extrêmement précieuses. J'encourage les organismes de partout au Canada à regarder autour d'eux et à établir des relations dans leur ville ou leur province tout en jetant des ponts vers le réseau national. Je ne suis pas convaincu que le modèle exact que nous avons élaboré pourrait être répliqué. Chaque groupe suit son propre parcours. Dans notre cas, Simulation Canada est né de deux réseaux préexistants. Tout d'abord, SIM-One, qui a eu le luxe de recevoir un financement gouvernemental pendant plusieurs années afin d'établir des programmes et une infrastructure. Puis, il y a environ un an, SIM-One s'est intégrée au Réseau canadien pour la simulation dans les soins de santé, qui avait déjà des relations à l'échelle pancanadienne. Notre parcours est unique et c'est lui qui a posé les fondations de notre organisation. Quels éléments faudrait-il rassembler pour entamer une conversation et créer un effet d'entraînement en faveur de la simulation? J'aimerais que deux conversations parallèles se déroulent au niveau national. La première, qui réunirait des organisations comme l'Institut canadien pour la sécurité des patients, Healthcare Insurance Reciprocal of Canada, la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé et d'autres acteurs nationaux, viserait à déterminer comment mieux renseigner les décideurs du gouvernement et des établissements de soins de santé au sujet des occasions présentes et de leur valeur ainsi qu'à accroître la portée et la qualité des simulations dans cet environnement. La conversation parallèle se ferait entre les décideurs et les dirigeants du domaine de l'éducation pour les professions médicales. Ici aussi, il faudrait déterminer les problèmes auxquels ils font face actuellement et à quoi ceux-ci pourraient ressembler dans cinq ou dix ans, puis explorer de quelle manière la simulation permettrait de résoudre ces problèmes. S'agit-il de pénuries de main-d'œuvre, de qualité de l'éducation, de sécurité des patients, d'attentes accrues de la part du public et des employeurs pour des professionnels de la santé hautement qualifiés? Où puis-je en apprendre davantage? Notre site Web est accessible à tous. Le public peut se rendre au www.sim-one.ca pour en savoir plus et obtenir des ressources, mais j'invite les gens à me contacter. Ma porte virtuelle est toujours ouverte! Notre succès naîtra des liens et de la collaboration établis avec les communautés, et la clé pour cela est de soigner les relations avec ses membres. Écrivez-moi un courriel ou appelez-moi afin que nous puissions nous familiariser avec votre environnement et discuter d'une façon de concrétiser votre vision. Tim Willett, président et directeur général Simulation Canada Cellulaire 647 448-7119 Courriel twillet@sim-one.ca Pour en apprendre davantage sur la simulation en milieu hospitalier, participez au Forum national 2019 sur le recours à la simulation pour améliorer la qualité et la sécurité, qui aura lieu le 28 mai 2019 à Vancouver, en Colombie-Britannique. Visitez le www.sim-one.ca pour tous les détails. 2/14/2019 10:00:00 PMLe #SuperSHIFTER Tim Willett est président et directeur général de SIM-One, le Réseau canadien pour la simulation en soins de santé, un réseau dirigé2/14/2019 10:46:43 PM10https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
#SHIFTtalks Brisons le silence des victimes d’erreurs médicales69528Portraits de leaders2/7/2019 8:16:05 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/PublishingImages/Allison%20Kooijman.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Mes premières expériences avec les erreurs médicales remontent à l'adolescence et au début de l'âge adulte. Quand j'avais seize ans, ma mère a appris qu'elle avait un cancer du côlon métastatique. Elle avait pourtant consulté le médecin pendant un an et demi en raison de saignements rectaux avant de recevoir ce diagnostic. Malgré des antécédents familiaux de cancer du côlon, ses symptômes ont été négligés et considérés comme un simple cas d'hémorroïdes. Au moment où elle a subi une coloscopie, le cancer s'était propagé, provoquant des métastases. Ma mère a lutté vaillamment contre la maladie; elle a toutefois rendu l'âme après l'administration d'une dose massive de chimiothérapie à laquelle son corps n'a su résister. En 2012, cela a été à mon tour d'être victime d'une erreur médicale qui a changé ma vie à tout jamais. À l'époque, je travaillais comme infirmière auxiliaire autorisée, une profession que j'aimais et qui me convenait très bien. J'ai reçu un résultat d'analyse pathologique erroné qui a hâté une intervention chirurgicale non seulement effractive, mais inutile; par conséquent, je ne suis plus apte à exercer mes fonctions d'infirmière auxiliaire. En tant que professionnelle de la santé, je m'attendais à une indemnisation et à une réponse prompte à la suite d'une erreur aussi flagrante. Au lieu de cela, je me suis heurtée à un mur de silence et, jusqu'à présent, je n'ai toujours pas vu les résultats de l'enquête interne sur mon cas. Depuis cette intervention chirurgicale inutile, j'ai recherché activement de l'information pendant de nombreuses années; ce que j'ai découvert, c'est que certains obstacles sont érigés pour empêcher la divulgation complète d'un événement médical indésirable. J'irais même jusqu'à dire que la piètre réponse obtenue dans mon cas n'a fait qu'aggraver le préjudice que j'ai subi; c'est donc à ce titre que j'endosse à présent le rôle de défenseur de certaines réformes. J'ai de la difficulté à concevoir que les erreurs médicales sont la troisième cause de décès au Canada et qu'il n'existe toujours pas un système national pour a) recueillir des renseignements et des statistiques sur la prévalence des erreurs médicales; ni même b) une loi qui exige leur déclaration obligatoire. Je trouve également préoccupant le fait qu'il existe des lois dans la plupart des provinces (art. 51 de la Loi sur la preuve en Colombie-Britannique) où il est interdit de divulguer tout renseignement entourant les discussions relatives aux erreurs médicales sur les personnes. Aussi pénible qu'ait pu être cette situation, je puise la force au sein d'une communauté de même sensibilité composée de gens qui accordent de l'importance aux récits des patients et s'efforcent d'améliorer le système de santé dans l'ensemble du pays. J'espère avec quelques réserves que nos voix collectives retentiront et que nos efforts ne seront pas vains. Allison Kooijman est défenseure des patients, coprésidente de Patients pour la sécurité des patients du Canada et membre du British Columbia Patient Safety and Quality Council (BCPSQC) et du Patient Voices Network. 2/8/2019 7:00:00 AMMes premières expériences avec les erreurs médicales remontent à l'adolescence et au début de l'âge adulte. Quand j'avais seize ans, ma mère a2/8/2019 8:32:28 PM38https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Jeu de puissance pour la sécurité des patients : 2019 est l’année de la sécurité des patients69530Jeux de puissance en sécurité des patients2/7/2019 8:33:16 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/PublishingImages/Power%20Play%20Featured%20News%20-%20Sub%20Landing%20Page%20Feature.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Le mois de février 2019 est une période emballante pour l'Institut canadien pour la sécurité des patients! En ce mois le plus court, le plus sombre et le plus froid de l'année, nous réchauffons l'atmosphère en diffusant de l'information sur trois nouvelles initiatives exceptionnelles qui suscitent de l'intérêt partout au pays. Le mois dernier, je vous ai présenté de mes résolutions pour l'année 2019. L'une d'elles consiste à faire part des initiatives qui fonctionnent bien aux personnes qui sont en mesure d'apporter des changements dans notre système de santé. Vous avez été nombreux à demander d'en faire partie! À ce jour, plus de 450 personnes se sont inscrites à notre webinaire d'information sur les collaborations d'apprentissage de 18 mois que nous appelons les Projets d'amélioration de la sécurité. Ces professionnels de la santé, employés de soutien clinique et administrateurs souhaitent découvrir des moyens de renforcer la sécurité des patients. Durant ce webinaire, offert à deux reprises à différentes dates, ils apprendront des pratiques basées sur des données probantes qu'ils pourront mettre en œuvre sur le champ pour commencer à améliorer la sécurité des soins sans délai. Pour les équipes prodiguant des soins après une chirurgie colorectale, le projet Récupération optimisée Canada permettra d'améliorer les résultats et d'accroître l'efficacité du système. Pour nos collègues des établissements de soins actifs, nous avons créé le projet sur la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins, qui met l'accent sur la prévention des préjudices subis par les patients fragiles. Enfin, pour toutes les équipes du domaine de la santé, nous présentons un projet consacré au travail d'équipe et à la communication basé sur le programme encensé et hautement fructueux TeamSTEPPS CanadaMC. Si vous avez manqué le webinaire du 5 février, nous vous invitons à vous inscrire à la présentation du 12 février. Les gestionnaires de programme responsables de chacun des projets vous renseigneront au sujet des formateurs de renommée internationale ainsi que des espaces collaboratifs virtuels uniques auxquels ils font appel, tout en munissant les participants de plans concrets et mesurables. D'une durée de 18 mois, ces projets basés sur des notions intégrées de transposition des connaissances et de la science de la mise en œuvre seront offerts à coût fixe à des équipes des quatre coins du Canada. Je tiens à m'assurer que vous ne ratiez pas cette occasion inscrivez-vous ici à notre webinaire du 12 février et devenez ambassadeur ou ambassadrice de la sécurité des patients dans votre organisation! Enfin, j'aimerais vous remercier pour vos nombreux commentaires positifs concernant notre travail sur la Loi de Vanessa. En partenariat avec l'Institut pour l'utilisation sécuritaire des médicaments du Canada et l'Organisation de normes en santé, nous soutenons cette initiative, qui oblige certaines organisations de soins de santé du Canada à recenser et à déclarer les réactions indésirables à un médicament (RIM) graves et les incidents relatifs aux instruments médicaux (IIM). La Loi visant à protéger les Canadiens contre les drogues dangereuses, surnommée la Loi de Vanessa en l'honneur de la regrettée fille de Terence Young, ancien député conservateur, introduit des modifications à la Loi sur les aliments et drogues et raffermit la réglementation des produits thérapeutiques, à savoir les médicaments d'ordonnance et en vente libre, les vaccins, les thérapies génétiques, les cellules, les tissus et les organes ainsi que les instruments médicaux. Nous ne pouvons pas améliorer ce que nous ne connaissons pas. J'ai été enchantée de constater votre soutien à la Loi de Vanessa. Si vous décidez d'exprimer votre soutien ligne, que ce soit aux Projets d'amélioration de la sécurité ou à la Loi de Vanessa, pourriez-vous nous le faire savoir? Si vous publiez des messages sur les réseaux sociaux, utilisez le mot-clic #PatientSafetyRightNow. Si vous avez une anecdote à partager sur les préjudices évitables liés aux soins, pourriez-vous en parler sur vos réseaux sociaux et en utilisant aussi ce mot-clic? Aidez-nous à façonner une année qui compte vraiment. Aidez-nous à améliorer la sécurité des patients et à prévenir les préjudices subis par les patients. Vous avez des questions ou commentaires? Ma boîte de réception est prête à recevoir vos messages en tout temps au cpower@cpsi-icsp.ca. Aussi, vous pouvez me suivre sur Twitter @ChrisPowerCPSI. Votre partenaire dans la sécurité des patients, Chris Power 2/7/2019 8:00:00 PMLe mois de février 2019 est une période emballante pour l'Institut canadien pour la sécurité des patients! En ce mois le plus court, le plus2/7/2019 8:42:46 PM23https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
#superSHIFTERS Alertes mondiales sur la sécurité des patients : apprendre de la réalité locale pour faire connaître mondialement68981Alertes mondiales sur la sécurité des patients;Portraits de leaders1/25/2019 8:27:26 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/News/PublishingImages/2019/Steve_Routledge.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Le SuperSHIFTER Stephen Routledge, un expert des politiques publiques en santé, possède une vaste expertise dans la direction de projets impliquant plusieurs intervenants et dans la création de partenariats à l'échelle régionale, nationale et internationale. Gestionnaire principal de programme à l'Institut canadien pour la sécurité des patients, Stephen chapeaute l'évolution de la prochaine édition du programme d'alertes mondiales sur la sécurité des patients. Que sont les alertes mondiales sur la sécurité des patients? Véritable collection d'incidents liés à la sécurité des patients accessible en ligne, les alertes mondiales sur la sécurité des patients (AMSP) recensent plus de 1 500 alertes et 7 500 recommandations provenant de 26 organisations du monde entier. Les efforts consentis à l'échelle mondiale pour la déclaration des incidents liés à la sécurité des patients, l'assimilation des leçons et le partage de données reçoivent l'appui de ce programme de l'Institut canadien pour la sécurité des patients (l'ICSP). L'ICSP a été désigné par l'OMS comme un centre collaborateur pour la sécurité et l'engagement des patients. Favorisant l'apprentissage pangouvernemental, cet outil encourage la transparence et une culture d'amélioration au sein de la communauté mondiale de la sécurité des patients. Non seulement les organisations participantes communiquent publiquement de l'information sur les risques pour la sécurité des patients, mais elles recommandent des stratégies efficaces pour prévenir leur réapparition et les préjudices pour les patients. Les utilisateurs peuvent consulter des recommandations appuyées sur des données probantes pour mieux analyser et gérer les incidents liés à la sécurité des patients, en tirer des leçons et communiquer avec les organisations qui disposent de stratégies pour éviter les préjudices. La base de données comprend également de l'information sur les risques émergents et les tendances en matière de sécurité des patients, les méthodes d'amélioration de la qualité et les stratégies de communication des risques. Les alertes mondiales sur la sécurité des patients sont un service gratuit! Les utilisateurs peuvent rechercher cette base de données par mot-clé, consulter divers sujets, comme les médicaments ou les interventions chirurgicales ou accéder aux entrées d'un contributeur en particulier. Rien que pour 2018, l'on dénombre plus de 13 000 consultations de résumés d'AMSP par des utilisateurs de plus de 40 pays. Qu'est-ce qui fait l'originalité de ce programme? Les AMSP sont un système d'apprentissage et non un système de signalement qui favorise l'apprentissage et la transparence pangouvernementale. Nous prenons les informations sur des incidents et des préjudices graves que d'autres organisations ont compilées, puis nous les diffusons sur notre plateforme pour que d'autres organisations y aient accès et en tirent des leçons. Je ne connais pas d'autre programme axé sur le partage de ce genre d'informations. Nul besoin que les préjudices subis par les patients soient récurrents pour que l'information sur la façon de les minimiser ou de les prévenir dépasse le cadre local. Quand les organisations sont disposées à diffuser l'information, elles peuvent apprendre les unes des autres et mettre en œuvre les recommandations découlant des rapports sur la sécurité des patients. Par ces actions, elles démontrent leur engagement envers une culture d'apprentissage et d'amélioration en matière de sécurité des patients. Pouvez-vous nous en dire plus sur les contributeurs aux alertes mondiales sur la sécurité des patients? N'importe quel organisme de sécurité ou de santé des patients peut participer au développement de cette base de données; chaque contributeur a le dernier mot sur les alertes, les avis et l'information qu'il souhaite communiquer à l'échelle mondiale. À l'heure actuelle, nos principaux collaborateurs sont les régies régionales de la santé, les conseils de la qualité et les gouvernements. Nous n'incluons pas les rappels de médicaments et d'instruments médicaux, car les détails à fournir varient grandement d'un pays à l'autre et les organismes de réglementation sont mieux placés pour gérer ce type d'information. La richesse des informations et le style de présentation varient d'un contributeur à l'autre. Il y a certaines contributions exceptionnelles, comme des analyses à grande échelle de données globales et de tendances portant sur 1 000 incidents. Nous comptons beaucoup de contributions, tout aussi utiles, qui analysent un seul événement. Certains avis de sécurité ou certaines alertes peuvent sembler un peu plus théoriques; d'autres contiennent des images et des animations. Toutefois, l'intention demeure la même, peu importe la présentation. La formule la plus simple consiste à regrouper des événements similaires ou à présenter un événement lié à la sécurité d'un patient. Comment prenez-vous en considérations les préoccupations relatives à la confidentialité? Cette préoccupation est omniprésente. Dans le cadre des alertes mondiales sur la sécurité des patients, nous avons mis en place un processus de révision pour garantir qu'aucune donnée sensible, aucune information de nature à identifier un patient ne soit incluse. La protection de la vie privée est un enjeu important. On ne badine pas avec la confidentialité et le respect de la vie privée. Aussi, nous nous engageons à ne rien publier qui puisse compromettre la vie privée des gens. L'un des obstacles potentiels que nous entrevoyons est la perception négative du public de l'information publiée du simple fait que seuls les événements indésirables survenant dans le système de santé y sont rapportés. Mais, la transparence de l'information témoigne de cette volonté de mieux faire, d'améliorer à la fois la qualité et la sécurité des patients. Nous collaborons avec les organisations participantes pour leur faire comprendre le bien-fondé de la publication des avis et des alertes pour la sécurité des patients et l'effet d'entraînement qu'elles peuvent avoir sur les autres organisations confrontées à des difficultés similaires. Quels progrès pouvons-nous espérer dans l'évolution des alertes mondiales sur la sécurité des patients? Nous avons effectué une évaluation l'an dernier qui orientera la prochaine phase du programme. En bref, nous aimerions davantage l'intégrer dans l'ensemble du système de santé et élargir le réseau des utilisateurs et des collaborateurs. Nous avons élaboré un plan de communication et de marketing et nous irons en contact avec les organismes de santé, les organismes de sécurité des patients, les équipes de qualité et d'autres intervenants pour accroître la sensibilisation et l'utilisation des alertes mondiales de sécurité des patients. Nous comptons améliorer certains des aspects analytiques et technologiques de la base de données en collaboration avec notre équipe Web. Soyez à l'affût! Pour faire progresser les AMSP à l'échelle mondiale, nous conjuguons nos efforts avec ceux du Centre pour la gestion des risques cliniques et la sécurité des patients de Florence, centre collaborateur de l'OMS sur les facteurs humains. Notre but? Intégrer les alertes, les recommandations, les avis et les informations provenant des alertes mondiales sur la sécurité des patients dans la plateforme mondiale de partage de connaissances de l'OMS. Comment en apprendre davantage sur les alertes mondiales sur la sécurité des patients? Vous souhaitez contribuer? Visitez notre site Web, visionnez la vidéo d'information ou communiquez avec moi pour que je vous guide dans le processus. Il est très facile d'apporter sa contribution. Nous veillons à épauler chaque organisation qui souhaite le faire pour faciliter le processus. Consultez notre site Web pour plus de renseignements; vous pouvez communiquer avec moi par courriel à sroutledge@cpsi-icsp.ca ou par téléphone au 780-616-5320. 1/25/2019 8:00:00 PMLe SuperSHIFTER Stephen Routledge, un expert des politiques publiques en santé, possède une vaste expertise dans la direction de projets1/25/2019 8:49:02 PM23https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Une collaboration pour réduire les taux de réadmissions liées à la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins48785Nouvelles sur la sécurité des patients1/10/2019 8:49:51 PM Ce projet d'amélioration de la sécurité est conçu pour les établissements de soins actifs qui s'occupent de personnes âgées fragiles. Les équipes participantes apprendront à réduire les taux de réadmissions liées aux problèmes de sécurité médicamenteuse au congé de l'hôpital chez les patients fragiles présentant une polymorbidité. L'Alliance canadienne pour une stratégie nationale sur les aînés souligne que 65 % des personnes âgées canadiennes prennent des médicaments appartenant à cinq classes de médicaments ou plus, tandis que39 % des adultes de plus de 85 ans prennent des médicaments appartenant à dix classes de médicaments ou plus. Près de 40 % des Canadiens âgés prennent au moins un médicament inapproprié. De plus, 12 % prennent plusieurs médicaments inappropriés, dont l'utilisation est associée à des hospitalisations évitables et à des réadmissions à l'hôpital en raison d'effets médicamenteux indésirables. Bien souvent, la réduction de la consommation de médicaments inappropriés chez une personne âgée peut contribuer à réduire son risque de devenir plus fragile. Un projet d'amélioration de la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins visant à aider les équipes de soins de santé à avoir une incidence importante sur les taux de réadmissions se déroulera d'janvier 2019 à octobre 2020. Le projet d'amélioration de la sécurité médicamenteuse aux points de transition des soins est une collaboration d'apprentissage qui favorisera de meilleurs résultats pour les patients fragiles, notamment de meilleurs résultats cliniques, une durée de séjour réduite, moins de réadmissions à l'hôpital et des économies globales pour le système de soins de santé du Canada. « Malgré les meilleures intentions des fournisseurs de soins de santé et la conception des systèmes de santé, les médicaments peuvent causer des incidents liés à la sécurité des patients », nous dit Mike Cass, gestionnaire principal de programme à l’Institut canadien pour la sécurité des patients. « La collaboration sur la sécurité médicamenteuse aidera les participants à repérer les clients fragiles qui risquent de vivre des problèmes liés à la sécurité médicamenteuse et apprendre à appliquer de nouveaux processus de gestion de la pharmacothérapie au congé de l’hôpital. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne et sera encadrée par des professeurs et des accompagnateurs experts issus de partout au Canada. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Seules huit équipes de partout au pays seront sélectionnées pour participer à la Collaboration sur la sécurité médicamenteuse. Ne manquez pas cette occasion! Cliquez ici pour télécharger la déclaration d’intérêt. Pour en savoir plus, joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février! Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant (le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à medsafety@cpsi-icsp.ca La Collaboration sur la sécurité médicamenteuse est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité créés pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. Cliquez ici pour en savoir plus au sujet de la collaboration axée sur le travail d'équipe et la communication ainsi que la collaboration d’apprentissage de Récupération optimisée Canada. 1/10/2019 5:00:00 PMCe projet d'amélioration de la sécurité est conçu pour les établissements de soins actifs qui s'occupent de personnes âgées fragiles. Les équipes1/23/2019 6:49:30 PM43https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Une nouvelle chance de se perfectionner pour réduire le risque de complications chez les patients chirurgicaux49083Nouvelles sur la sécurité des patients1/10/2019 5:43:39 PM ​Au cours d'une période de 18 mois, les équipes participantes seront dotées d'outils, de ressources et de stratégies leur permettant de mettre en œuvre efficacement les meilleures pratiques de récupération améliorée dans leur milieu clinique et d'améliorer l'évolution de l'état de santé des patients en guise de catalyseur. Un nouveau projet d'amélioration de la sécurité axé sur les meilleures pratiques chirurgicales en vue d'aider les équipes de soins de santé à avoir une incidence significative sur la sécurité en chirurgie débutera en janvier 2019. Le projet d'amélioration de la sécurité de Récupération optimisée Canada (ROC) est une collaboration d'apprentissage qui favorisera de meilleurs résultats pour les patients chirurgicaux, notamment une meilleure expérience du patient, une durée de séjour réduite, des taux de complications réduits et moins de réadmissions. Issu du programme international ERAS® (Enhanced Recovery After Surgery/Récupération améliorée après la chirurgie), le programme de ROC est constitué des meilleures pratiques fondées sur des données probantes pour les chirurgies colorectales reconnues pour aider les patients à recevoir des soins optimaux. Les équipes y apprendront à mettre en œuvre les cheminements cliniques factuels normalisés et inclusifs pour les patients du programme. Chaque cheminement comporte six principes fondamentaux reconnus pour améliorer les soins l'engagement du patient et de sa famille, la nutrition, la mobilité précoce, l'hydratation, le contrôle de la douleur et des symptômes et les pratiques chirurgicales exemplaires. « La plupart des projets d'amélioration de la qualité sont considérés comme des projets médicaux et ne visent pas à changer la culture de la sécurité », affirme le Dr Claude Laflamme, médecin responsable des Pratiques exemplaires en matière de sécurité des soins chirurgicaux à l'Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP). « L'approche n'est généralement pas complète et le travail disparaît souvent une fois le projet terminé. Les principes de la récupération améliorée brisent le cloisonnement traditionnel entre les pratiques. Il s'agit d'une approche globale, du sommet vers la base, qui est multidisciplinaire et qui inclut à la fois les patients et les fournisseurs de soins de santé. ». « Nous voulons mettre à profit les connaissances sur la RAAC et les données probantes acquises à l'échelle internationale et au Canada pour les diffuser d'un bout à l'autre du pays », déclare Carla Williams, gestionnaire principale de programme à l'ICSP. « La collaboration vous aidera à devenir un champion de la récupération améliorée sur le terrain et un leader du changement au sein de votre organisation. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne, sur une période de 18 mois, et sera appuyée tout au long de la collaboration par des professeurs et des accompagnateurs experts provenant de partout au Canada. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Un maximum de douze équipes de partout au pays seront sélectionnées pour participer à cette occasion d'apprentissage unique. Ferez-vous partie de l'une d'entre elles? Cliquez ici pour télécharger la déclaration d’intérêt. Joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février pour en savoir plus! Cliquez ici pour vous inscrire. Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant (le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à erc@cpsi-icsp.ca. Le projet de collaboration de ROC est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité créés pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. Cliquez ici pour en savoir plus au sujet des programmes de collaboration sur le travail d'équipe et la communication ainsi que sur l'utilisation sécuritaire des médicaments. 1/10/2019 5:00:00 PM Au cours d'une période de 18 mois, les équipes participantes seront dotées d'outils, de ressources et de stratégies leur permettant de mettre en1/23/2019 9:09:30 PM33https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Optimisez le rendement et les résultats de votre équipe grâce au travail d’équipe et à la communication49098Nouvelles sur la sécurité des patients1/10/2019 7:00:30 PM ​Le projet d'amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication permettra aux équipes participantes de résoudre activement les problèmes locaux de travail d'équipe et de communication qui ont une incidence sur les résultats en matière de sécurité des patients. Le travail d'équipe et la communication peuvent avoir différentes significations pour chacun. Un travail d'équipe et une communication efficaces sont essentiels pour assurer une grande fiabilité et la prestation sécuritaire des soins. Le travail d'équipe et la communication peuvent améliorer la qualité et la sécurité, réduire les préjudices causés aux patients, promouvoir la collaboration interprofessionnelle et l'élaboration d'objectifs communs, diminuer les problèmes de charge de travail et améliorer la satisfaction du personnel et la participation des patients. Un nouveau projet d’amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication sera lancé en janvier 2019. Cette approche de l'apprentissage en collaboration sera dispensée par des professeurs et des accompagnateurs experts, et un mentorat sera offert sur une période de 18 mois. Les équipes participantes recevront la formation du maître TeamSTEPPS Canada™, qui leur permettra de déployer les outils et les ressources TeamSTEPPS au sein de leur organisme de soins de santé local. « La communication n'est qu'UNE des compétences inhérentes au travail d'équipe abordées par TeamSTEPPS », affirme Rhonda Shea, chef de l’éducation et de l'apprentissage collaboratif au Conseil de la qualité des soins de santé de l’Alberta (HQCA). « Le leadership, la surveillance de la situation et l’appui réciproque sont tous aussi importants pour un travail d'équipe réussi et des résultats positifs pour les patients. Il y a des moments charnières dans toutes les histoires tragiques des patients où il est clair que le travail d'équipe aurait pu améliorer la situation. » « Ce projet d’amélioration de la sécurité augmentera considérablement les compétences liées au travail d'équipe et à la communication au sein de l'équipe de soins de santé », ajoute Tricia Swartz, gestionnaire principale de programme à l’Institut canadien pour la sécurité des patients. « Des compétences efficaces au niveau du travail d'équipe sont essentielles pour assurer des soins de santé sécuritaires et de qualité qui préviennent et atténuent les préjudices. En mettant l'accent sur le travail d'équipe, la communication et une culture de sécurité des patients, vous pouvez vraiment hausser le niveau de sécurité des patients dans votre organisation. » Chaque équipe de base, composée de quatre membres, assistera à deux séances d'apprentissage en personne et à sept séances d'apprentissage en ligne. Les équipes recevront des éléments clés sur la mise en œuvre et le transfert des connaissances qui les aideront dans leurs efforts de mise en œuvre pour assurer le succès et la durabilité des acquis de leur projet. Il est certain que cette collaboration d’apprentissage suscitera beaucoup d’intérêt! Seules huit équipes du pays seront en mesure d’y participer. Cliquez ici pour télécharger la déclaration d’intérêt. Joignez-vous à un webinaire d'information à 12 h (midi HE) le mardi 5 février ou le mardi 12 février pour en savoir plus! Cliquez ici pour vous inscrire. Inscrivez-vous maintenant (le mardi 5 février) Inscrivez-vous maintenant(le mardi 12 février) La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er mars 2019. Pour de plus amples renseignements, veuillez envoyer un courriel à teamworkandcommunication@cpsi-icsp.ca La Collaboration d’apprentissage sur le travail d’équipe et la communication est l'un des trois projets d'amélioration de la sécurité qui seront lancés en janvier 2019 pour aider les organismes de soins de santé à accroître la sécurité des patients. Cliquez ici pour en savoir plus au sujet des programmes de collaboration sur la récupération améliorée après la chirurgie et sur la sécurité médicamenteuse. 1/10/2019 5:00:00 PM Le projet d'amélioration de la sécurité axé sur le travail d’équipe et la communication permettra aux équipes participantes de résoudre activement1/24/2019 8:19:34 PM28https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
Jeux de puissance en sécurité des patients : prendre la résolution de prévenir les préjudices subis par les patients49133Jeux de puissance en sécurité des patients1/10/2019 8:39:47 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/News/PublishingImages/News%20Feed%20Icons/Chris%20Power%202016.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Bon retour du congé des Fêtes à tous. J'espère sincèrement que vous avez partagé de merveilleux moments avec vos amis et votre famille. Maintenant que nous sommes de retour au travail, je suis ravie de partager enfin avec vous mes deux résolutions pour 2019. Cette année, nous inciterons et inspirerons tous les Canadiens à se relever et à prendre conscience de la crise des préjudices évitables qui touche les patients dans le système de santé canadien! Ma première résolution partager ce qui fonctionne bien avec les personnes qui peuvent apporter des changements Si vous avez lu le numéro courant de notre magazine numérique, vous avez déjà une bonne idée de ce que je veux dire. Cette année, nous lançons trois projets exceptionnels d'amélioration de la sécurité pour nos collègues du secteur de la santé à travers le pays. Que vous soyez prestataire de soins, personnel de soutien clinique ou administrateur, nous avons développé des pratiques fondées sur les données probantes adaptées que vous pouvez mettre en œuvre immédiatement pour améliorer la sécurité des patients, maintenant! Pour les équipes de soins de chirurgie colorectale, le projet Récupération optimisée Canada améliorera les résultats et l'efficacité du système. Pour nos collègues des établissements de soins de courte durée, nous avons développé notre projet d'optimisation de la sécurité des médicaments aux points de transition des soins, qui est axé sur la prévention des préjudices chez les patients faibles. Finalement, pour chaque équipe de soins, nous lançons un projet spécial sur le travail d'équipe et la communication basé sur le programme populaire et primé TeamSTEPPS Canada™. La période d'inscription à ces trois projets d'amélioration de la sécurité débutera le 22 janvier. Chaque projet utilise des professeurs et coaches de renommée internationale, des espaces virtuels uniques et collaboratifs et fournira aux participants des plans concrets et mesurables. Ces projets, qui s'étalent sur 18 mois, seront offerts à coût fixe à des équipes de tous les coins du Canada et basés sur des principes d'application intégrée des connaissances et de science de mise en œuvre. Je veux m'assurer que vous ne manquez pas cette occasion inscrivez-vous pour recevoir des informations sur ces programmes dès leur annonce officielle! Ma deuxième résolution passez le mot à tous au sujet des préjudices évitables qui touchent les patients Cette année, je me suis également engagée à parler de notre mission à tout le monde. Nous savons que dès que quelqu'un apprend que les préjudices évitables causés aux patients représentent la troisième cause de décès au Canada, cela devient leur première priorité en matière de soins de santé. Par conséquent, cette année, ma mission sera de diffuser ce message à un maximum de gens. Si vous m'aidez, nous parviendrons ensemble à favoriser le changement en 2019. Est-ce que je peux compter sur vous pour suivre mon exemple? Si vous expliquez les cinq faits suivants à deux personnes - et leur demander de le faire à leur tour - je pense que nous pouvons créer un effet viral! Un Canadien sur trois a subi un préjudice évitable lié aux soins ou connait quelqu'un qui en a subi un. Toutes les 13 minutes au Canada, quelqu'un meurt des conséquences d'un préjudice évitable lié aux soins. Au Canada, une hospitalisation sur 18 cause des préjudices évitables à des patients. Les préjudices évitables subis par les patients coûtent 2,75 milliards de dollars par an. Il y a des actions que vous pouvez prendre pour assurer votre sécurité et celle de vos proches dans notre système de soins de santé. Si chaque Canadien était au courant de ces cinq faits, je pense sincèrement que nous pourrions transformer notre système de santé. La sécurité des patients deviendrait alors la première priorité en soins de santé pour le public, les médias, le système de santé et nos organismes de réglementation. Je vous demande donc de vous joindre à moi et d'adopter ces mêmes résolutions en 2019. Si vous travaillez dans le secteur de la santé, pourriez-vous veiller à ce que les bonnes personnes soient informées de ces projets d'amélioration de la sécurité à venir? Et même si vous n'y travaillez pas, puis-je vous demander de transmettre à deux personnes ces cinq faits concernant les préjudices évitables subis par les patients - et leur demander d'en parler à leur tour à deux autres personnes? Ensemble, nous pouvons faire de 2019 une année charnière en matière de sécurité des patients. Si vous décidez de vous joindre à moi, pourriez-vous me le faire savoir? Et partager nos efforts sur tous vos réseaux sociaux en utilisant le hashtag #PatientSafetyRightNow? Si vous avez une anecdote à partager sur les préjudices évitables liés aux soins, pourriez-vous en parler sur vos réseaux sociaux et en utilisant aussi ce hashtag? Aidez-nous à façonner une année qui compte vraiment. Aidez-nous à améliorer la sécurité des patients et à prévenir les préjudices subis par les patients. Vous avez des questions ou commentaires? Ma boîte de réception est prête à recevoir vos messages en tout temps à cpower@cpsi-icsp.ca. Aussi, vous pouvez me suivre sur Twitter @ChrisPowerCPSI. Votre partenaire en sécurité des patients, Chris Power 1/10/2019 7:00:00 AMBon retour du congé des Fêtes à tous. J'espère sincèrement que vous avez partagé de merveilleux moments avec vos amis et votre famille. Maintenant1/10/2019 8:45:39 PM8https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
HSO et l’ICSP se réunissent pour appuyer la Loi de Vanessa, la Loi visant à protéger les Canadiens contre les drogues dangereuses689761/10/2019 8:02:29 PM L'Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada (ISMP Canada), l'Organisation de normes en santé (HSO), et l'Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP) travaillent ensemble pour appuyer la Loi de Vanessa, une initiative de Santé Canada qui exige que certains établissements de soins de santé du Canada identifient et signalent des réactions indésirables à un médicament (RIM) graves et des incidents relatifs aux instruments médicaux (IIM). Chaque année, des millions de Canadiens utilisent des services de santé et des médicaments. La Loi de Vanessa vise à assurer que ces services et médicaments demeurent sécuritaires en exigeant que les établissements de soins de santé déclarent les RIM graves et les IIM, ce qui permettra à Santé Canada de prendre des mesures ponctuelles et appropriées lorsqu'un risque grave pour la santé devient apparent. La Loi visant à protéger les Canadiens contre les drogues dangereuses – nommée Loi de Vanessa en l'honneur de la défunte fille de Terence Young (anciennement député conservateur) – modifie la Loi sur les aliments et drogues et renforce la réglementation des produits thérapeutiques, incluant les médicaments d'ordonnance et en vente libre, les vaccins, thérapies géniques, cellules, tissus et organes, ainsi que les instruments médicaux. En 2016, une personne âgée canadienne sur 143 a été hospitalisée en raison d'effets préjudiciables liés aux médicaments1. Trois organismes – l'ISMP Canada, l'HSO et l'ICSP – se sont réunis pour appuyer la Loi de Vanessa en créant des ressources éducatives et des activités de sensibilisation pour aider les établissements de santé partout au Canada à identifier et à déclarer les RIM et IIM. Le projet est financé par Santé Canada. Carolyn Hoffman, présidente et chef de la direction de l'ISMP Canada, considère que ce travail est une priorité clé. Elle explique que « le partenariat de coentreprise exploite les forces de nos organismes, en collaboration avec Santé Canada, pour aider les provinces et les territoires, les hôpitaux et les fournisseurs de soins de santé à préparer la mise en œuvre des exigences obligatoires en matière de déclaration de la Loi de Vanessa. Les patients et membres de leur famille qui y participent sont des partenaires intégraux dans ce projet visant à augmenter le nombre de déclarations liées aux RIM et IIM. » « Nous sommes extrêmement fiers de collaborer avec Santé Canada, en partenariat avec l'ISMP et l'ICSP, en vue de combler de graves lacunes dans les déclarations sur la sécurité dans les hôpitaux », explique Leslee Thompson, PDG de HSO. « Les activités d'éducation et de sensibilisation qui découlent de ce travail feront beaucoup pour améliorer la sécurité des Canadiens. L'HSO est impatiente de collaborer avec les patients, les fournisseurs et les décideurs pour faire progresser notre objectif commun de réaliser des améliorations considérables et mesurables qui honorent l'héritage de Vanessa et de sa famille. » « La Loi de Vanessa est essentielle pour les systèmes de santé du Canada », affirme Chris Power, DG de l'Institut canadien pour la sécurité des patients. « On ne peut améliorer ce qui n'est pas mesuré. Ces nouvelles exigences en matière de déclaration contribueront à améliorer la sécurité des médicaments et des instruments médicaux. Tout le monde au Canada mérite des soins de santé sécuritaires. » Pour en savoir plus sur la Loi de Vanessa, consultez le site de Santé Canada. À PROPOS DES ORGANISMES L'ISMP Canada est un organisme national indépendant à but non lucratif engagé à la promotion de l'utilisation sécuritaire des médicaments dans tous les milieux de soins de santé. Les mandat de l'ISMP Canada comprend le rôle national de recueillir et d'analyser les déclarations d'incidents/accidents liés à l'utilisation des médicaments, de formuler des recommandations pour prévenir les accidents préjudiciables liés à la médication et de favoriser des stratégies d'amélioration de la qualité. L'HSO développe des normes, des programmes d'évaluation et des méthodologies permettant à des prestataires de services sociaux et de soins de santé à travers le monde d'améliorer la qualité des soins tout en restant axés sur ce qu'ils font de mieux sauver et améliorer des vies. L'ICSP est le seul organisme national qui se consacre exclusivement à la réduction des préjudices évitables et à l'amélioration de la sécurité du système de santé canadien. La nouvelle stratégie audacieuse de l'ICSP, « La sécurité des patients, maintenant! », vise à réduire les erreurs de médication au Canada de 50 % au cours des cinq prochaines années. 1 Institut canadien d'information sur la santé. Utilisation des médicaments chez les personnes âgées au Canada, 2016. Ottawa, ON ICIS; 2018. 1/10/2019 7:00:00 AML'Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada (ISMP Canada) , l'Organisation de normes en santé (HSO) , et l'Institut1/24/2019 9:10:50 PM12https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx
#superSHIFTERS Septicémie : Perles de sagesse49234Portraits de leaders1/8/2019 6:17:58 PM<img alt="" src="/en/NewsAlerts/News/PublishingImages/Kim%20Neudorf.jpg?Width=140" width="140" style="BORDER&#58;0px solid;" /> Kim Neudorf est championne de la sécurité des patients chez Patients pour la sécurité des patients du Canada depuis 2009. Ses champs d'intérêt sont la promotion de la santé, la sécurité des patients, la mobilisation des patients, la prévention et le contrôle des infections ainsi que l'intendance des antimicrobiens. Mme Neudorf a récemment corédigé un article intitulé Engaging patients in antimicrobial resistance and stewardship, où elle résume le point de vue de conseillers des patients sur l'état de l'intendance des antimicrobiens et de la résistance à ceux-ci au Canada. Chaque fois que je raconte cette histoire, elle me semble de plus en plus incroyable. Je me demande s'il fallait que cette expérience soit aussi extrême pour que je reconnaisse que la sécurité des patients ne peut pas être tenue pour acquise. Ultimement, elle m'a fait comprendre que je devais faire partie de la solution. J'avais tout de suite remarqué que maman avait changé lorsqu'elle m'a ouvert sa porte. Son habituel sourire accueillant avait fait place à des lèvres enflées et bleutées dans un visage renfrogné et bouffi. Je me demandais pourquoi elle portait ses grosses mitaines brunes en cette chaude matinée de juin. À ses petits gémissements et à ses réponses monosyllabiques à mes questions, j'ai compris que le moindre effort lui était pénible et qu'elle était réellement malade. D'une voix à peine audible, elle a murmuré les mots mal de dos, grippe, fièvre, faible. Il ne faisait aucun doute qu'elle devait se rendre aux urgences. Comme infirmière à la retraite, la situation me paraissait assez claire. Je m'attendais à ce qu'elle reçoive le diagnostic et le traitement requis et qu'elle soit bien traitée. Je faisais confiance au système dans lequel j'avais travaillé toutes ces années. Je n'avais pas prévu que, quelques jours plus tard, ma fille de 17 ans lance la question « Il n'y a personne qui se soucie d'elle ici? » Maman est entrée aux urgences sur ses pieds. J'étais avec elle, inquiète du mal qui l'affligeait et de ses facultés mentales en déclin. Elle a reçu un diagnostic d'infection urinaire, puis on lui a administré un grand bolus de soluté intraveineux pour remédier à sa déshydratation, un antibiotique oral (Ciprofloxacin) et un opioïde pour ses maux de dos, avant de lui donner son congé. La pente glissante a commencé dès ce jour-là. Le test d'urine a été manqué, elle a vomi dès qu'elle a avalé la pilule d'antibiotique, son pouls était largement au-dessus de sa fréquence habituelle et les tests requis pour diagnostiquer la septicémie n'ont pas été ordonnés, même si le médecin avait mentionné qu'il s'agissait d'une possibilité. Elle est retournée aux urgences les deux jours suivants. La deuxième journée, elle est arrivée en fauteuil roulant. Le bolus de soluté qu'elle avait reçu la veille avait tellement fait enfler ses jambes qu'elle était incapable d'enfiler des chaussures et que sa respiration crépitait d'humidité. Le médecin a demandé si elle souffrait de démence. J'ai craint que l'évaluation qu'il allait faire soit occultée par l'état de ma mère à ce moment, qu'il croie avoir affaire à une personne âgée, affaissée dans son fauteuil, à peine capable de répondre aux questions – parce qu'elle lui a dit que son « cerveau était tout embrumé ». Je savais que je devais être sa voix, ses yeux et ses oreilles, mais j'ai compris à ce moment qu'il était aussi à moi de conserver ses souvenirs. Je m'assurais de souligner sa vitalité habituelle à chaque occasion à la vérification des antécédents, lors des examens et à chaque nouvelle interaction. Je tenais à ce qu'ils comprennent que la patiente qu'ils voyaient ne ressemblait en rien à la personne qu'elle était vraiment. Le troisième jour, elle est arrivée aux urgences en ambulance. En pleine nuit, elle avait fait une chute dans sa chambre, en cherchant désespérément ses chaussettes et ses pilules – qu'elle avait déjà prises. Elle n'avait subi aucune blessure, mais elle était tellement confuse qu'elle était incapable de suivre le fil de ses pensées et de terminer ses phrases. Son corps était couvert d'une fine éruption cutanée et les infirmières avaient du mal à obtenir une mesure du niveau d'oxygène à son doigt. L'apport massif de liquide avait délavé les sels minéraux de son sang. Son rythme cardiaque était rapide et saccadé. J'ai indiqué au personnel que lors de sa première visite aux urgences, le médecin avait envisagé un diagnostic de septicémie. Elle a été réadmise à l'hôpital avec des diagnostics d'infection des voies urinaires et d'hyponatrémie. Le déclin des facultés mentales et la fatigue extrême de maman sont devenus des sujets délicats. J'estimais que ma mère avait besoin d'une surveillance et d'un contrôle plus intensifs, donc quand une infirmière entrait et disait « C'est bien, elle dort », je répliquais « Elle dort presque 24 heures sur 24, c'est mauvais signe. Elle semble toxique. » Je crois que l'équipe médicale était convaincue que lorsque l'antibiotique ferait effet, l'état de ma mère s'améliorerait, « lentement », nous disait-on. On allait « continuer de surveiller la situation ». En fait, le traitement de 12 jours de Ciprofloxacin pourrait avoir contribué aux complications qui sont apparues. J'ai demandé à l'équipe d'approfondir les recherches et j'ai proposé de nombreuses suggestions. Quelque chose semblait leur échapper. Je me voyais comme une partenaire participant aux soins de maman, dans son intérêt. J'avais tort. L'expérience que j'ai vécue se compare plutôt à regarder une personne se noyer même si elle porte un gilet de sauvetage. On croit que le gilet va lui sauver la vie, mais ça ne fonctionne pas et la personne meurt devant nos yeux. Lorsque j'étais infirmière, je pouvais influencer le système – susciter de bons résultats dans les pires circonstances – mais comme proche d'une patiente, j'étais impuissante. C'est pourquoi j'ai remis en doute ma propre capacité à porter un regard objectif sur la situation. Devant les tensions qui s'installaient, j'essayais de faire preuve de délicatesse et de faire confiance à l'équipe, mais celle-ci ne semblait pas voir les changements que nous constations. Après des demandes répétées pour de meilleurs soins, y compris une lettre manuscrite placée devant le dossier médical de maman, j'ai commencé à m'inquiéter du gouffre qui se creusait entre ma famille et le personnel, tout en me demandant comment ma mère avait pu s'enfoncer dans ce bourbier. Le dixième jour, en faisant avaler son dîner à ma mère débilitée, j'ai remarqué des signaux subtils mais alarmants sa peau et ses yeux avaient pris une révoltante teinte jaune et son urine était orange foncé. Ces observations ont été transmises à l'infirmière en chef. Je croyais que ce serait un appel à l'action, mais il ne s'est rien produit. Ce soir-là, mon frère m'a appelée pour me dire « Maman a l'air mourante. Elle ressemble à papa quand il est mort. » Mourante, elle l'était. Elle vivait une crise hémodynamique, c'est-à-dire que ses globules rouges s'autodétruisaient, et ses composants sanguins avaient chuté à des niveaux incompatibles avec la vie. J'avais du mal à comprendre comment mon frère, menuisier de son métier, a pu déceler une mort imminente, mais pas les professionnels de la santé. Je n'oublierai jamais le désarroi de ma mère dans les heures qui ont suivi, alors qu'elle luttait pour sa vie. Elle ressemblait à un spectre enseveli sous les draps blancs, sa peau pâle et translucide teintée de jaune. Lorsqu'elle m'a vue, elle s'est redressée, les yeux écarquillés par la peur. D'une voix rauque et forte, elle a poussé « Dieu merci, tu es ici… je suis tellement malade ». Elle ne dormait plus à présent. Bien que ses systèmes corporels étaient épuisés, sa détermination était féroce. J'ai couru au poste pour appeler au secours. En un instant, la chambre est devenue une fourmilière. Plusieurs médecins penchés sur le dossier de maman ont conclu qu'elle souffrait d'anémie hémolytique auto-immune, de pneumonie et d'une crise coronarienne ayant mené à un infarctus. Une équipe fantastique a pris le relais. Ma mère a passé cinq semaines à l'hôpital et a mis six mois à retrouver sa vitalité. Elle a survécu, mais a subi des pertes fonctionnelles. C'était il y a dix ans.**** Les protocoles de détection de la septicémie et les outils d'évaluation des signes précurseurs ont amélioré les chances de survivre à la septicémie. La septicémie porte l'infection à un niveau supérieur. La pneumonie en est la cause la plus fréquente, mais toute infection peut susciter cette réaction complexe et variée de l'organisme, qui peut soit éliminer l'infection, soit endommager plusieurs organes et entraîner la mort. La septicémie est la première cause de décès chez les patients hospitalisés. En 2011, Santé Canada a rapporté qu'entre 30 et 50 % des personnes atteintes de septicémie en mouraient[1]. Bien que le rétablissement complet soit possible, des séquelles peuvent subsister et affecter le fonctionnement du cœur et des reins, la force musculaire et la santé mentale. Les personnes atteintes sont également prédisposées aux infections récurrentes. Les recherches montrent que les patients peuvent subir des préjudices neurologiques entraînant un déficit cognitif modéré à grave à long terme[2]. Ces effets sont des conséquences dévastatrices sur la qualité de vie des individus touchés. La gravité et la durée d'un choc septique en réaction à une infection sont déterminées par une série de facteurs. Les enfants de moins d'un an courent un risque plus élevé, tout comme les personnes dont le système immunitaire est affaibli ou qui sont aux prises avec une maladie chronique ainsi que les personnes de plus de 65 ans[3]. La septicémie n'est pas une maladie nouvelle et, heureusement, le nombre de décès qu'elle cause est moins élevé de nos jours. Toutefois, elle demeure difficile à diagnostiquer parce qu'elle ressemble à d'autres troubles de santé, infectieux ou autres. Pour le public, la meilleure défensive est une bonne offensive maintenir une bonne santé et éviter les infections, pratiquer une bonne hygiène des mains, maintenir les vaccins à jour, garder les coupures propres et couvertes. Apprenez à reconnaître les symptômes de la septicémie température de plus de 38,3 °C ou de moins de 36 °C, rythme cardiaque de plus de 90 battements par minute, plus de 20 respirations par minute, œdème, confusion et inconfort[4]. Si ces symptômes apparaissent en totalité ou en partie, rendez-vous aux urgences et préparez-vous à dire « J'ai l'impression de souffrir de septicémie » [5] pour éviter de vous retrouver au bas de la liste d'attente. Afin de déjouer les pronostics et de survivre à la septicémie, celle-ci doit être reconnue comme une urgence médicale. Plus on tarde à administrer un traitement, plus la probabilité d'une défaillance progressive d'un organe et de la mort augmente. La défaillance d'un organe se manifeste par des symptômes comme une faible tension artérielle, une altération de l'état mental, des valeurs glycémiques élevées en l'absence de diabète, un niveau d'oxygène faible, des changements dans les valeurs des laboratoires en ce qui concerne la capacité de coagulation du sang ainsi qu'un taux accru de lactate indiquant que les organes ne reçoivent pas suffisamment d'oxygène[6]. Une approche normalisée à l'égard de la gestion médicale de la septicémie réduit actuellement les complications et le nombre de décès. La perfusion de solutés intraveineux et les tests de diagnostic pour déterminer la source de l'infection sont fortement recommandés pour obtenir les meilleurs résultats possible. L'administration intraveineuse des médicaments antimicrobiens les plus appropriés, comme les antibiotiques, doit être effectuée dans un délai d'une heure; celle-ci semble être l'intervention la plus importante. Des systèmes de surveillance et des médicaments spécialisés pourraient être nécessaires pour prévenir le dysfonctionnement d'organes[7].**** Maman a gardé peu de souvenirs de ces semaines d'hospitalisation. Ensemble, nous avons partagé son expérience avec le public, les professionnels de la santé et les étudiants. Durant nos présentations, nous partagions des « perles de sagesse », qui ont pour but d'assurer que les patients reçoivent les bons soins au bon moment. Sur la scène, maman décrivait ses objectifs en matière de santé et démontrait sa gratitude pour sa famille et tous les travailleurs de la santé avec son mot de la fin « Nous avons besoin de chacun de vous! » [1] Tanya Navaneelan, Sarah Alam, Paul A. Peters et Owen Phillips, « Les décès associés à une sepsie au Canada. 2016 ». Date de diffusion 21 janvier 2016. Accessible au https//www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-624-x/2016001/article/14308-fra.htm. [2] Hallie C. Prescott et Derek C. Angus, « Enhancing Recovery from Sepsis A Review », JAMA, vol. 319, no 1, 2018, p. 62-75. [3] CDC, « Protect Yourself and Your Family from Sepsis », consulté le 1er février 2018 au https//www.cdc.gov/sepsis/pdfs/Consumer_fact-sheet_protect-yourself-and-your-family_508.pdf. [4] Derek C. Angus et Tom van der Poll, « Severe Sepsis and Septic Shock », New England Journal of Medicine, vol. 369, 2013, p. 840-851. [5] « Protect Yourself ». [6] Angus et van der Poll, « Severe Sepsis ». [7] Andrew Rhodes et coll.,« Surviving Sepsis Campaign International Guideline for Managing Severe Sepsis and Septic Shock 2016 », Critical Care Medicine, vol. 45, no 3, 2017, p. 486-552. Consulté au https//journals.lww.com/ccmjournal/Fulltext/2017/03000/Surviving_Sepsis_Campaign___International.15.aspx. 1/8/2019 6:00:00 PMKim Neudorf est championne de la sécurité des patients chez Patients pour la sécurité des patients du Canada depuis 2009. Ses champs d'intérêt1/10/2019 10:35:54 PM38https://www.patientsafetyinstitute.ca/fr/NewsAlerts/News/Pages/Forms/newfrench_default.aspxhtmlFalseaspx