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Cette complication potentiellement très grave peut souvent être évitée par l'évaluation des patients à risque de TEV puis en prenant des mesures pour prévenir la TVP. Réduire la TEV diminue le risque de réadmission à l'hôpital, de complications graves et de décès (IHI, 2012).

Récits de patients

Un vrai cas de TEV

En janvier 2007, Marie B., une artiste de 61 ans encore active professionnellement, était généralement en santé, mis à part les restrictions dues à la gonarthrose et la coxarthrose. Après des années de douleur progressive et à la suite d'une décision mûrement réfléchie, Marie a décidé de subir une arthroplastie. Son attitude était très positive face à cette chirurgie. Malheureusement, Marie a été victime d'une embolie pulmonaire bilatérale massive (EP) quelques jours après avoir reçu son congé de l'hôpital. Même si on lui avait administré de faibles doses de warfarine après la chirurgie, et ce, pendant cinq jours, elle n'a jamais atteint la période visée dans le RIN.

« Je suis devenue ce que le Rapport Sheps/Cardiff (2004) présenté à Santé Canada qualifierait de demi-échec dans son étude critique portant sur le profond « manque de culture de gestion de la sécurité en soins de santé », souligne Marie.

Étant donné que les complications sérieuses les plus courantes suivant une chirurgie orthopédique majeure sont la thrombose veineuse profonde et l'embolie pulmonaire, Marie croit que l'hôpital où elle a subi sa chirurgie a fait preuve d'un sérieux manque systémique de compréhension de l'EP qui place tout patient en position de risque élevé.»

L'essoufflement marqué et les douleurs à la poitrine de Marie se sont lentement résolus dans les nombreuses semaines suivant le début d'une thérapie anticoagulante. Elle se sentait « seule, tentant de comprendre la cause » de ses symptômes pénibles, et se demandait pourquoi une thromboprophylaxie plus appropriée n'avait pas été utilisée dans son cas. Elle hésite maintenant à subir une autre intervention en raison de cet événement qui lui a presque coûté la vie.

Marie espère que les prestataires de soins de santé franchiront une étape sérieuse vers la mise en place d'un « environnement public plus sain et plus sécuritaire », en comprenant les risques que représentent la thrombose veineuse profonde et l'EP, et en procurant des thromboprophylaxies appropriées.