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​Recommandations pour la prévention du pneumothorax iatrogène :

1.    Identifier les patients à risque

  • Créer un processus pour traiter les facteurs de risque de pneumothorax iatrogènes communs identifiés dans la littérature (De Lassence 2006). Par exemple, un score de risque de pneumothorax iatrogène (PI) (De Lassence 2006) qui identifie les patients aux soins intensifs qui sont à haut risque de PI pourrait être appliqué pour améliorer les résultats de ces patients en adaptant les éléments de structure et de processus périopératoires pour diminuer le risque de cette complication. Si, par exemple, la gestion d'un patient nécessitant une insertion à la veine centrale est individualisée pour qu'une estimation bénéfices-risques plus prudente de ll'intervention soit faite, une procédure préalable à faible CVP est corrigée avec un volume de réplétion afin de mieux visualiser la veine centrale par échographie; le positionnement du patient est optimisé (ex. position Trendelenburg etc.), un médecin plus expérimenté pour l'insertion d'un cathéter central est invité à superviser ou à effectuer la procédure, et/ou l'intervention est interrompue après un nombre prédéterminé de tentatives échouées. De plus, ce score de risque pourrait être utile pour comparer le taux de PI à l'échelle de plusieurs USI selon un niveau de risque donné.

2.    Suivez des techniques d'insertion sécuritaires au cours d'interventions pleurales

  • Normaliser les procédures et les techniques de positionnement lors d'interventions pleurales, comme les thoracentèses et insertions d'un drain thoracique (Wrightson 2010, Duncan 2009, Mayo 2009, Barnes 2005). Par exemple, améliorer les connaissances pour réduire ou éviter le pneumothorax dans des conditions cliniques spécifiques : par ex., la ventilation mécanique / SDRA (Amato 1998, Boussarsar 2002 Miller 2008, O'Boyle 2014) et Proning (Kopterides 2009), l'asthme (Brenner 2009), la chirurgie maxillo-faciale (Chebel 2010), l'apport d'oxygène à haut débit (Hegde 2013, Milési 2014), la ventilation à long terme (Vianello 2004), l'aspiration percutanée transthoracique et les biopsies pulmonaires (Malone 2013, Min 2013, Tran 2014, Wang 2009, Zaetta 2010). De plus, l'appréciation de la valeur établie de l'échographie dans la prévention (Diacon 2003, Gordon 2010, Haynes 2010, Havelock 2010, Troianos 2012) et le diagnostic (Haynes 2010, Volpicelli 2012, Kumar 2015) de PI contribueront à son utilisation proactive et ponctuelle dans ce contexte.

3.    Formation des médecins

  • Élaborer des composants et des critères de formation spécifiques et établir un plan de maintien des compétences (Wrightson 2010, Duncan, 2009). Pour en savoir plus sur la formation, consulter Troianos 2012, Duncan 2009 et Lenchus 2010.

4.    Normaliser les pratiques

  • Développer et standardiser les pratiques pour l'identification du site, le marquage et la pratique procédurale (Wrightson 2010, Duncan 2009). Par exemple, inculquer une culture qui cherche activement un diagnostic précoce de pneumothorax iatrogène chez les patients à haut risque pour éviter de mauvaises conséquences (voir ci-dessus), de préférence par ultrasons, ou une autre technologie d'imagerie thoracique s'il y a lieu. 1-4: AHRQ Quality Indicators Toolkit, 2014)

5.    Mener des examens cliniques et systémiques (voir les explications ci-dessous)

  • Compte tenu de la vaste gamme de causes potentielles de pneumothorax iatrogène, en plus des recommandations 1-4, nous recommandons d'effectuer des examens cliniques et des systèmes pour identifier les causes latentes et déterminer les recommandations appropriées.
  • Si l'examen révèle que vos cas de pneumothorax sont liés à des processus ou des interventions spécifiques, l'Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) (AHRQ Quality Indicators Toolkit 2014) et les lignes directrices du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) pour les procédures interventionnelles (NICE 2015), respectivement, pourraient vous guider.

Examens cliniques et systémiques

Les occurrences de préjudices sont souvent complexes et comportent de nombreux facteurs. Les organisations doivent :

  1. Mesurer et surveiller les types et la fréquence de ces occurrences.
  2. Utiliser des méthodes d'analyse appropriées pour comprendre les facteurs contributifs.
  3. Identifier et mettre en œuvre des solutions ou des interventions qui sont conçues pour prévenir la récurrence et réduire le risque de préjudice.
  4. Avoir des mécanismes en place pour atténuer les conséquences de préjudices quand ils se produisent.

Pour développer une compréhension plus approfondie des soins prodigués aux patients, les vérifications de dossiers, les analyses d'incidents et les analyses prospectives peuvent être utiles pour identifier les possibilités d'amélioration de la qualité. Des liens vers des ressources clés liées aux méthodes d'analyse sont inclus dans la section des Ressources pour effectuer des analyses d'incidents et prospectives.

Les vérifications de dossiers sont recommandées comme moyen de développer une compréhension plus approfondie des soins prodigués aux patients identifiés par l'indicateur des préjudices à l'hôpital. La vérification de dossiers permet d'identifier des possibilités d'amélioration de la qualité.

Ressources dans le cadre d'examens cliniques et systémiques :