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​A l'exception de la PVA, il y a très peu de données et de données probantes concernant les PN. Le niveau de preuve dans de nombreux cas est faible en raison de la méthodologie, des questions liées à la généralisation à partir d'autres milieux ou populations de patients et d'autres enjeux. Dans certains cas, la preuve peut être améliorée en fonction du faible coût et de la faisabilité de l'intervention. Les suggestions suivantes constituent donc des pratiques éclairées par des probantes.

Précautions de base — Tous les patients

Pratiques de base et précautions additionnelles pour prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins (Agence de la santé publique du Canada, 2012).

Pneumonie associée aux soins de santé

(Tablan et al., 2003; Davis, 2012);

  1. Formation et implication du personnel dans la prévention des infections.
  2. Surveillance infectiologique et microbiologique avec données sur les agents pathogènes locaux résistants aux médicaments.
  3. Nettoyage, stérilisation ou désinfection et entretien appropriés de l'équipement, des dispositifs et de l'environnement.
  4. Vaccination du personnel et des patients à haut risque (c.-à-d. vaccin antigrippal).
  5. Exercices de respiration profonde et ambulatoires.
  6. Isolement des patients infectés tel qu'indiqué.
  7. Dépistage rapide avec isolement tel qu'indiqué.
  8. Restriction de l'accès du personnel et des visiteurs symptomatiques.
  9. Maintien des muqueuses bucco-orales intactes, humides et saines.
  10. Surveillance et retrait précoce des dispositifs invasifs.
  11. Programme de gestion antimicrobien.
  12. Écrans protecteurs (déglutition).
  13. Expansion/mobilisation pulmonaire.
  14. Nutrition adéquate.
  15. Maintien du glucose sérique dans la plage cible.
  16. Consultation des stratégies de prévention pour la pneumonie d'aspiration.

Pneumonie sous ventilation assistée

(Des soins de santé plus sécuritaires maintenant! 2012)

  1. Élévation de la tête du lit à 45° lorsque cela est possible, sinon envisager le maintien de la tête du lit à plus de 30° par d'autres moyens.
  2. Évaluation quotidienne de l'opportunité d'extuber.
  3. Utilisation de tubes endotrachéaux avec drainage des sécrétions sous-glottiques.
  4. Soins bucco-dentaires et décontamination avec chlorhexidine.
  5. Initiation de la nutrition entérale sécuritaire dans les 24-48 h suivant l'admission aux soins intensifs.

  Rotstein et al. 2008

  Quinn et al. 2014