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​​​En suivant les recommandations pour la prise en charge active du troisième stade de travail, l'équipe de soins peut réduire les risques de préjudices pour la mère et l'enfant.

Récit d'une patiente

Melissa Price, la représentante des patients siégeant au groupe de travail sur l'hémorragie, a fait une hémorragie postpartum tardive. Elle a dû subir une hystérectomie, et 12 unités de sang lui ont été transfusées. Elle se rappelle avoir demandé aux infirmières de l'urgence comment elles pouvaient dire combien de sang elle avait perdu; celles-ci avaient collecté le sang dans une bassine et l'avait jeté dans les toilettes sans jamais l'avoir pesé. Après que l'obstétricien eût arrêté le saignement, on l'a laissée seule derrière un rideau : quelques rares fois, quelqu'un est venu vérifier si tout allait bien. Elle se souvient de son profond désarroi quand les saignements ont repris de plus belle, avec d' « énormes caillots »… « Je me suis mise à crier; je n'oublierai jamais l'expression sur le visage de l'infirmière qui a soulevé le drap. Le personnel de l'urgence courait dans tous les sens, pour appeler mon obstétricien, pour obtenir une salle au bloc opératoire, pour mettre en arrêt ma pompe d'insuline. Une seule pensée tournait dans ma tête : Mon Dieu, donnez-moi plus de temps. Ils en ont besoin pour me sauver. » (Lyndon et. al, 2015)