Connexion

Le délirium est effrayant pour les proches des patients qui sont souvent plus conscients des changements dans l'état mental d'un membre de la famille que le sont les prestataires de soins. Avec les soins appropriés, certains types de délirium ou de troubles de la pensée peuvent être évités ou minimisés (IHI 2012). La participation de la famille, en particulier dans le cadre de soins aigus, ne réduit pas l'incidence du délirium, mais améliore la récupération psychologique (Black 2011).

Récit de patient

(Let's Respect, 2006)

M. Graham a été admis à l'hôpital pour une dysphagie et une perte de poids. Il était très confus et peu coopératif, croyant que le personnel essayait de l'empoisonner. Lors de son admission, l'épouse de M. Graham a expliqué qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer et a expliqué au personnel comment ses symptômes se manifestaient habituellement et ce qu'il était en mesure de faire sans aide. Elle a également indiqué qu'il avait récemment été admis dans un état de confusion à un autre hôpital. M. Graham était en effet dans les premiers stades de la démence, mais il avait conservé une bonne compréhension de ses problèmes. Pour beaucoup de gens, il ne paraissait pas vraiment « confus » en raison de ses bonnes aptitudes sociales.

Malheureusement, le diagnostic de « démence » est devenu dominant dans les remarques consignées à l'hôpital, lorsque ces problèmes dominaient ses autres problèmes. Malgré les détails que sa femme avait fournis, on a supposé que la confusion de M. Graham était entièrement due à sa démence et que cela était « normal » et donc ne justifiait pas une évaluation plus approfondie. Mme Graham ne pensait pas que la confusion de son mari était entièrement due à sa démence, mais le personnel ne semblait pas être à l'écoute, et elle a donc communiqué avec l'infirmière de liaison en santé mentale. L'examen de l'infirmière a révélé que M. Graham souffrait d'anémie et elle a recommandé une investigation plus poussée.

On a constaté qu'il avait été récemment admis dans un autre hôpital local deux mois plus tôt avec le même problème. Il avait reçu quatre unités de sang et son délirium s'était amélioré. M. Graham a reçu une autre transfusion par la suite et une grande partie de sa confusion s'est dissipée, mais ses taux d'hémoglobine n'étaient pas maintenus et il a continué à maigrir en raison de sa difficulté à avaler. À ce stade, M. Graham était devenu très calme et discret. D'autres examens ont suivi qui ont révélé que M. Graham avait une tumeur maligne à l'œsophage. Il est mort à l'hôpital deux semaines plus tard.

Le cas de M. Graham (Let's Respect, 2006) met en évidence les dangers de ne pas reconnaître le délirium chez les personnes atteintes de démence et par la suite de leur refuser les examens et les soins auxquels ils ont droit.

Cela montre également l'importance d'écouter ceux qui connaissent bien le patient. La nécessité d'améliorer la communication, la formation continue et la formation du personnel hospitalier est également mise en évidence dans ce cas.