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Les étapes pour la gestion et la prévention du délirium peuvent être abordées par la mise en œuvre des éléments de la trousse de changement sur le délirium Des soins de santé plus sécuritaires maintenant! (2013) :

  1. Reconnaître/gérer/atténuer les facteurs de risque pour chaque patient (« précautions universelles »).
  2. Évaluer les signes du délirium à chaque quart de travail et selon les besoins.
  3. Élaborer un protocole normalisé pour la prévention et/ou la gestion du délirium, incluant les mesures suivantes :
    • Identifier et traiter les causes sous-jacentes du délirium.
    • Utiliser des stratégies non pharmacologiques (mobilité précoce, optimiser les routines de sommeil, réévaluation quotidienne des besoins de sédation jumelée à la préparation au sevrage, fournir des compléments de communication et réévaluer les contentions* chaque jour).
    • Utiliser des stratégies environnementales (par exemple, exploiter la lumière du jour, permettre des visiteurs, afficher le calendrier et la pendule dans la chambre, éviter les contentions*, etc.).
    • Utiliser des stratégies pharmacologiques de manière appropriée et uniquement une fois que les causes sous-jacentes soient traitées.
    • Avoir un plan de sevrage pour les médicaments antipsychotiques s'ils ont été administrés dans le cadre de la gestion du délirium (avant le transfert à l'unité et/ou à un autre endroit).
    • Réévaluation quotidienne des besoins de sédation.
  4. Soutenir les patients et les familles de patients atteints de délirium et les intégrer dans la gestion du délirium (par exemple, encourager un repos suffisant, rester positif, maintenir des contacts physiques, apporter des objets familiers ou des images, des lunettes ou des prothèses auditives, et rassurer le patient).
  5. Inclure une équipe multidisciplinaire pour la planification et la gestion des soins (par ex., le médecin, l'infirmière, les services de psychiatrie et de pharmacie, l'inhalothérapeute/l'ergothérapeute et le travailleur social).
  6. Créer une culture de l'unité sensible au délirium par la sensibilisation et l'amélioration des connaissances et des compétences pour identifier et gérer le délirium.
  7. Gérer les transferts de patients (communication, documentation, information au sein des SI, avant et après le séjour aux soins intensifs).
  8. Administrer des calmants aux patients adultes gravement malades qui montrent des signes positifs de délirium – la dexemedetomidine plutôt qu'une autre sédatif comme des benzodiazépines puisque les données probantes indiquent que cela se traduit par moins de temps sur le ventilateur, moins de délirium et moins de tachycardie et d'hypertension. (Riker 2009). Remarque : pour en savoir plus à propos de l'efficacité de la dexmédétomidine, consulter les ressources supplémentaires présentées ci-dessous.

*Les dispositifs de contention augmentent les effets indésirables et leur potentiel d'améliorer la sécurité n'a jamais été démontré. Envisagez le retrait de tous les cathéters et les tubes non nécessaires comme les cathéters urinaires, les lignes centrales, les tubes endotrachéaux, etc., sauf si spécifiquement contre-indiqués.

Vérification des procédures cliniques et systémiques (voir détails ci-dessous)

Étant donné la grande diversité de causes potentielles de complications ce groupe clinique, en plus des recommandations mentionnées plus haut, nous recommandons de procéder à des vérifications cliniques et systémiques afin d'identifier les causes latentes et de déterminer les recommandations appropriées.

Analyses cliniques et systémiques, analyse des incidents

La survenance des incidents préjudiciables est souvent complexe, avec de nombreux facteurs contributifs.

Les établissements doivent :

  1. mesurer et faire le suivi des types et de la fréquence de ces incidents.
  2. utiliser des méthodes d'analyse appropriées pour comprendre les facteurs contributifs sous-jacents.
  3. élaborer et mettre en œuvre des solutions ou des stratégies visant à prévenir la récurrence de tels incidents et à réduire le risque de préjudice.
  4. mettre en place des mécanismes visant à atténuer les conséquences de l'incident.

Pour acquérir une meilleure compréhension des soins prodigués aux patients, l'étude de dossiers, l'analyse des incidents ainsi que des analyses prospectives peuvent être fort utiles pour reconnaître et saisir les opportunités d'améliorer la qualité. Des liens vers des ressources sur les méthodes d'analyse sont fournis sous la rubrique des ressources pour l'analyse des incidents et/ou l'analyse prospective du document de présentation de la   Ressource d'amélioration pour les préjudices à l'hôpital.

Les vérifications de dossiers sont recommandées comme moyen de développer une compréhension plus approfondie des soins prodigués aux patients identifiés par la mesure des préjudices à l'hôpital. L'étude de dossiers permet de reconnaître les secteurs nécessitant des améliorations.

Ressources utiles pour effectuer des analyses cliniques et systémiques :