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4/17/2011 6:00 PM
​​​​À titre d’animatrice et de coach chevronnée dirigeant des projets de changement, Erika Bailey est profondément imprégnée d’idées sur la façon d’aider les gens à atteindre leurs buts sans toutefois faire le travail à leur place. Présente à la conférence en 2007, elle avait été intriguée par une séance sur la déviance positive et avait voulu en apprendre plus long sur le sujet. Inspirée par cette séance, elle n’a pas tardé à se mettre à faire des recherches et à se lier avec le milieu de la déviance positive. Elle est par la suite devenue coach en déviance positive dans le cadre du projet de recherche national sur la déviance positive, et agit aussi comme coach et membre du corps professoral de la stratégie de la campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! portant sur une nouvelle approche de lutte contre les super bactéries afin d’aider à contrôler les infections nosocomiales. 

« En tant que gardienne du processus, mon rôle de coach consiste à soutenir les équipes dans l’application de la philosophie et des outils de déviance positive, tout en continuant à m’intéresser de très près à l’évolution de la déviance », explique Erika. « La déviance positive n’est pas une chose précise qui est partout pareille. Il peut être utile de désigner au sein des équipes une personne chargée de garder un œil sur le processus dans son ensemble, de poser des questions et d’encourager les membres à essayer de nouvelles façons de faire. » La déviance positive peut être un concept très vague et très difficile à définir tant qu’on n’a pas commencé à l’appliquer. Un coach peut répondre aux questions en cours de route, gagner des adeptes et vous piloter à travers les défis organisationnels.

La déviance positive consiste à trouver des façons de faire qui dérogent positivement à la norme et, surtout, à déterminer de quelles façons les gens dérogent déjà à la norme. « Dès que l’on a un vilain problème qu’il est difficile d’examiner – comme des infections nosocomiales, il est probable que des gens dérogent à la norme (piètres taux) même s’ils ont accès aux mêmes ressources », dit Erika. « Si les taux d’infection ne sont pas de 100 pour cent, on sait qu’il y a déviance positive. En découvrant qui pratique la déviance positive et de quelle façon, on peut élaborer des mesures pour aider les gens à demeurer en santé et à ne pas contracter d’infection. »

Dans le cas de la déviance positive, les intervenants de première ligne s’approprient le problème et les solutions. Où sont les adeptes de la déviance positive, que font-ils et comment s’y prennent-ils? Recherchez les comportements positivement déviants, et les adeptes de la déviance positive, puis examinez le système pour voir si vous pouvez reproduire cette déviance positive. « On peut procéder unité par unité, voir ce qui est positivement déviant et se demander si cette déviance positive est pertinente et si on doit l’essayer, dit Erika. Si elle est inutile, on peut essayer autre chose qui est positivement déviant. » En rejetant les données découvertes qui sont « vraies mais inutiles », chaque unité a la possibilité de découvrir ce qui sera efficace selon le contexte. 

Examinez les obstacles à la déviance positive. La communication et le dialogue avec les autres peuvent faire bouger les choses dans une nouvelle direction. « Il y a mille petits obstacles qui nous empêchent d’agir de manière optimale et de bien nous laver les mains ou d’utiliser de l’équipement de protection personnelle », ajoute Erika. « Toute sorte de petits détails sont mis au jour pendant ce processus et les dialogues. Les méthodes de déviance positive nous donnent une marge de manœuvre pour dire qu’il n’est pas toujours facile d’utiliser des pratiques exemplaires en raison de ces obstacles. » En les amenant à se demander ce qui les empêche de faire les choses qu’ils devraient faire 100 pour cent du temps, la déviance positive invite les gens à faire des commentaires sur ce qui les ralentit et les empêche de toujours utiliser des pratiques exemplaires. 

L’Innovation – Il y aura des moments où vous constaterez une lacune, une mesure absente qui devrait être en place, de sorte que vous devrez innover et procéder à un changement. De nombreux établissements ont découvert des occasions de faire de petites innovations qui résolvent des problèmes de sécurité et de procédures, ainsi que des problèmes relationnels. Une solution novatrice simple, aussi anodine qu’un autocollant ou aussi importante qu’un changement de la culture de l’imputabilité entre pairs, peut faire une grande différence pour simplifier la tâche aux intervenants en santé qui veulent adopter des comportements positivement déviants. 

« Le plus souvent, la chaîne de commandement et de contrôle fonctionne dans les hôpitaux, mais nous découvrons que dans le cas de la lutte contre les infections l’approche de bas en haut par la déviance positive donnent quelques vraiment bons résultats, souligne Erika. Le travail que je fais comme coach en déviance positive a un impact sur la vie des gens et je trouve cela très gratifiant. »

Si vous désirez en apprendre davantage sur la prévention de la propagation des infections par la déviance positive, visitez les sites  www.stopsuperbugs.com ou www.positivedeviance.ca (disponible en anglais seulement).​