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4/4/2011 6:00 PM

​​​​​​​« En travaillant ensemble, nous pouvons vraiment trouver des solutions au problème, dit Liz Rykert, présidente de Meta Strategies et consultante en déviance positive (DP). Elle travaille à ce titre au sein de l’équipe d’un projet national intitulé « Projet canadien de déviance positive » et comme consultante principale de la nouvelle stratégie de la campagne Des soins de santé plus sécuritaires maintenant! intitulée « Nouvelle approche pour contrôler les superbactéries ». Ce travail consiste à aider à limiter la propagation des superbactéries dans les hôpitaux. En tant que consultante en DP, Liz agit comme personne-ressource et aide les gens à avoir une conversation détendue au cours de laquelle ils peuvent écouter, s’exprimer et mettre en œuvre les idées proposées.

« L’une des choses que j’aime de la déviance positive, c’est qu’elle encourage les gens à se parler, dit Liz. Ils se croisent dans le couloir tous les jours – ils se connaissent, mais ils ne s’arrêtent pas pour parler de leurs succès en matière de prévention des infections. Avec la DP, nous établissons des liens. »

L’un des outils qu’elle utilise dans son travail de DP est la méthodologie Discovery  and Action Dialogue (DAD), basée sur une suite de six questions :

  1. Comment savez-vous qu’une personne a une infection?
  2. Que faites-vous pour vous protéger et protéger les personnes autour de vous?
  3. Qu’est-ce qui vous empêche de le faire ou de prendre ces mesures systématiquement?
  4. Connaissez-vous quelqu’un qui semble y arriver mieux que vous?
  5. Connaissez-vous quelqu’un qui a des idées sur la façon de surmonter les obstacles à la solution de ce problème? 
  6. Que faut-il faire pour y arriver?  Y a-t-il des volontaires? Qui d’autres doit s’engager?

Selon Liz, la question critique est : « Qu’est-ce qui vous empêche de le faire ou de prendre ces mesures systématiquement? » Elle fait preuve de respect et de compréhension, car elle sous-entend que le problème est hors de votre contrôle, et elle est une façon gentille de dire : ‘Nous savons que vous savez quoi faire, mais il arrive que des choses vous empêchent de le faire. Comment pouvons-nous vous aider à surmonter ces obstacles?’ Du coup, les gens deviennent plus bavards. 

« Avec la déviance positive, le personnel de première ligne peut exprimer ses idées et influer sur le changement, ajoute Liz. Il s’agit d’un processus basé sur des données, ce qui aide à définir quel travail il faut faire et comment déterminer si cela donne des changements. Chaque institution a sa propre culture, et ce contexte local  compte pour au moins 50 pour cent des ressources nécessaires pour enclencher le processus. Il est très important, pour le processus, de savoir comment les gens communiquent, qui se connecte avec qui et comment les choses se produisent de manière formelle et informelle au sein de l’institution. »

Si vous désirez en apprendre davantage sur la prévention de la propagation des infections par la déviance positive, visitez les sites  www.stopsuperbugs.com ou www.positivedeviance.ca(disponible en anglais seulement).