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3/21/2012 6:00 PM

​​​​​​Au cours des huit derniers mois, pas moins de 40 équipes d’établissements de santé canadiens de soins actifs, de soins de longue durée et de soins à domicile ont participé à la Série d’apprentissage dirigée sur la prévention des chutes des Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Celles-ci voulaient en apprendre davantage sur les concepts de durabilité afin de les intégrer et de les adopter pour soutenir leurs stratégies d’amélioration en matière de prévention des chutes et des blessures liées aux chutes. En collaboration avec l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, Des soins de santé plus sécuritaires maintenant! a aidé les équipes à  maintenir l’amélioration tant sur le plan des changements instaurés dans la pratique que dans l’évaluation de ceux-ci au sein de leurs établissements respectifs.

Le Kateri Memorial Hospital Centre, un hôpital de 43 lits de la communauté des Premières Nations situé à Kahnawake, au Québec, s’est joint à la Série d’apprentissage national sur la prévention des chutes pour recentrer et intensifier ses efforts en prévention des chutes.  « Nous avons participé à la Collaboration sur la prévention des chutes en 2009, mais nous observons depuis quelque temps une augmentation du nombre de chutes, déplore Marla Rapoport, directrice des services de réadaptation du Kateri Memorial Hospital Centre.  La série d’apprentissage est arrivée juste à point et nous est apparue comme l’occasion par excellence de reprendre le collier. Le volet « durabilité » nous a semblé comme générateur de nouvelles stratégies susceptibles de mobiliser et de motiver davantage notre personnel. »

L’hôpital avait en place un groupe clé pour évaluer les stratégies de prévention des chutes; cependant ses membres étaient investis d’un mandat plus administratif.  Même si parmi eux se trouvaient une infirmière chef, un ergothérapeute et un physiothérapeute, ces professionnels ne travaillaient pas auprès des personnes à risque sur une base quotidienne. Leur participation à la série d’apprentissage les a amenés à adopter une approche plus pratique, puisque neuf prestataires de soins de première ligne (dont six prestataires  de soins personnels, un physiothérapeute, une infirmière praticienne, une infirmière en soins à domicile, un coordonnateur d’activités et du personnel en amélioration de la qualité) se sont portés volontaires pour faire partie de leur équipe SAPC. «  Il est très important que les intervenants de première ligne catalysent les efforts d’amélioration et soient les champions de l’unité », renchérit madame Rapoport.  Ils sont de précieux informateurs et leur rétroaction est inestimable. »

Madame Rapoport affirme que même s’ils sont fiers de leur efficacité au chapitre de la communication, chaque fois qu’il y a un problème dans l’hôpital, il y a un problème sous-jacent de communication. Pendant la série d’apprentissage, l’équipe a mis de l’avant un certain nombre de concepts de changement destinés à l’essai, comme réinstaurer un programme de marche, tenir des caucus, améliorer le travail de collaboration entre les différents services, vérifier les chaussures, vérifier les sonnettes d’alarmes des lits et des fauteuils ainsi que l’équipement et l’utilisation des clients. Ils ont également exprimé le souhait que leurs apprentissages soient partagées avec la communauté; ce qui, de dire madame Rapoport, l’a amenée à donner des présentations sur la prévention des chutes à quiconque intéressé par le sujet. Le partage de cette information est utile à tout le monde.

La vérification des chaussures a fait ressortir des situations nécessitant des correctifs : certains clients portaient des chaussures qui ne convenaient pas, étaient usées et ne procuraient aucun support, et d’autres ne portaient que des pantoufles.  Le personnel s’occupe présentement d’informer les familles concernées que leurs êtres chers ont besoin de nouvelles chaussures et préparent de l’information sur les bonnes chaussures à acheter. « Nous ne pouvons éviter toutes les chutes, mais nous voulons à tout le moins en réduire le risque, précise madame Rapoport.  Notre mandat est de procurer un milieu de vie sans contention et de permettre à nos patients d’avoir la meilleure qualité de vie possible. Notre objectif est de réduire les risques de blessure et de préserver la mobilité de nos clients. Plus ils sont actifs, meilleurs sont les pronostics et plus ils augmentent leur capacité. »

Selon madame Rapoport, le changement requiert du temps et une mise en commun des efforts. Lorsqu’une chute survient, les prestataires de soins de première ligne se concertent pour déterminer quelle sera la stratégie la plus appropriée dans ce cas précis. Les professionnels dispensant les soins de première ligne sont heureux d’avoir leur mot à dire et ces caucus permettent de confirmer la pertinence de leurs réflexions et des idées de changement.  

« Des soins de santé plus sécuritaires maintenant! nous a réellement donné un regain d’énergie, soutient madame Rapoport. C’est le lieu pour nous où nous pouvons puiser des idées novatrices, des lignes directrices sur les pratiques exemplaires et de l’information sur les nouvelles technologies. La série d’apprentissage nous a donné l’occasion de voir comment se débrouillent les autres prestataires de soins de santé au Canada et d’apprendre que nous ne sommes pas les seuls à avoir de la difficulté avec la durabilité. Il faut avoir la durabilité dans sa mire pour maintenir l’élan : c’est notre principal défi. »