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3/10/2013 6:00 PM

​​​​​​La Région sanitaire de Saskatoon est l’une des pionnières du bilan comparatif des médicaments (BCM) en soins à domicile, puisqu’elle a commencé à l’implanter dès 2007. Il a fallu trois ans de travail avant qu’une stratégie de bilan comparatif des médicaments soit prête à être mise en place, parce que les définitions ordinaires, applicables en soins de courte durée, ne s’appliquaient pas.

La stratégie pour rendre la mesure durable a consisté à simplifier la procédure, à réduire les chevauchements, à mener des vérifications et à fournir des commentaires aux participants et aux clients sur une base continue.  La procédure de BCM lors de l’admission aux soins à domicile a été adoptée ou adaptée par chacune des 13 régions sanitaires de la Saskatchewan. De 80 à 100 % des clients des soins à domicile subissent actuellement un bilan comparatif des médicaments lors de leur admission.

On recueille l’information sur les médicaments auprès du client et de sa famille et on obtient aussi des renseignements auprès de la pharmacie locale. Le médecin de famille du client vérifie ensuite les médicaments du client. Il est intéressant de noter que les médecins annulent au moins un médicament sur sept après cet examen. Un des avantages corollaires de la mise en place du meilleur schéma thérapeutique possible (MSTP) est que l’infirmière des soins à domicile sait maintenant quand son client choisit de lui-même de ne pas prendre ou d’abandonner certains médicaments.

L’équipe de BCM a d’abord interrogé un certain nombre de médecins pour déterminer s’il fallait inclure les médicaments en vente libre et les suppléments naturels dans l’historique médicamenteux du client, en plus des médicaments d’ordonnance qu’il prend. On a établi qu’il serait bon d’inscrire tous les renseignements dans la liste des médicaments.

Lors du début de la mise en place du BCM, les vérifications se sont imposées comme une partie vitale de la procédure. Une pharmacienne et une éducatrice en soins infirmiers clinique examinent chaque mois tous les dossiers, à 5 h 30, lorsqu’ils sont tous disponibles. Ces données complètes ont une valeur inestimable quand vient le temps de parler au personnel de ce qui doit changer et de ce qu’ils peuvent améliorer.

L’équipe de bilan comparatif des médicaments en soins à domicile s’attaque maintenant à la question du BCM lors des transferts et des congés. Le défi du BCM, lors de ces transferts, consiste à assurer une communication efficace entre les médecins.  Le système laisse vraiment tomber le client lorsque ces renseignements restent inconnus ou qu’ils ne sont pas bien compris pendant les transitions de soins.

Myra Parcher, directrice des opérations de la région sanitaire de Saskatoon, soins à domicile a été l’une des premières expertes universitaires à avoir été membre de l’Intervention en bilan comparatif des médicaments dans les soins à domicile de Soins de santé plus sécuritaires maintenant!. Elle a été une proche collaboratrice de Soins de santé plus sécuritaires maintenant!  et de l’Institut pour l’utilisation des médicaments du Canada (ISMP Canada) lors de l’élaboration du processus de BCM à l’admission aux soins à domicile de la région sanitaire de Saskatoon. « Comme membres du corps professoral, nous avons appris les uns des autres et c’est cette réflexion collective qui nous a aidé à lancer le processus de conception de la Trousse de départ de bilan comparatif des médicaments en soins à domicile », se souvient-elle.

Bien que le BCM ne règle pas tous les problèmes, madame Parcher estime qu’il a une valeur d’une ampleur insoupçonnée en termes de qualité de vie. Son conseil est de s’y accrocher et de trouver des champions intéressés à implanter le bilan comparatif des médicaments. Si c’est possible, la participation d’un pharmacien contribue à améliorer le BCM, en particulier lors du congé.