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4/1/2014 6:00 PM

​​​​​La prévention des infections du site opératoire est une priorité en Colombie-Britannique et la culture organisationnelle en est considérée comme l’un des facteurs essentiels. La trousse de départ en prévention des infections du site opératoire de Soins de santé plus sécuritaires maintenant! , qui apporte aux équipes chirurgicales les dernières données validées par des experts de partout au pays, donne un coup de pouce à la mise en œuvre de cette priorité.

Marlies van Dijk, directrice, amélioration clinique au BC Patient Safety & Quality Council fait partie du corps professoral et a contribué à la conception de la trousse de départ en prévention des infections du site opératoire (ISO) de Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Le corps professoral joue un rôle crucial dans le succès des interventions de Soins de santé plus sécuritaires maintenant! Ces experts consacrent leur temps et leur expertise clinique à élaborer des lignes directrices qui aident les professionnels de la santé à adopter des approches innovantes de réduction des préjudices et de prestation de soins plus sécuritaires.

« Lorsque vous communiquez avec les autres membres du corps professoral, il est intéressant d’avoir des nouvelles de ce qui se passe ailleurs au pays, dit-elle. Vous découvrez que vous affrontez les mêmes défis et en partageant nos connaissances et notre expertise, nous pouvons amorcer l’amélioration et un changement de culture susceptible d’améliorer les soins chirurgicaux. »

La Trousse de départ en prévention des ISO connaît déjà un important effet sur les soins chirurgicaux. Les équipes chirurgicales peuvent prendre les informations de la trousse et immédiatement les mettre en application. La mise en place de soins chirurgicaux sécuritaires diffère selon le contexte et l’équipe doit décider comment elle doit s’y prendre et qui sera responsable de quoi. « La trousse de départ offre les faits, mais l’application concrète est laissée aux équipes de première ligne, parce que c’est là que se trouve le savoir-faire », ajoute madame van Dijk.

Marlies van Dijk croit qu’un autre facteur contribue à la difficulté de la prévention des infections. « En ce moment, le secteur de la santé est coupable de travailler en silos professionnels, dit-elle. Souvent, nous ne partageons pas aussi bien que nous le pourrions ce que nous savons sur les patients avec les autres membres de l’équipe. En nous concentrant sur le travail d’équipe et sur les communications, nous pouvons créer des occasions d’augmenter notre compétence collective. »

La prévention des infections du site opératoire est une priorité en Colombie-Britannique et la culture est considérée comme un facteur essentiel de réduction des préjudices. Madame van Dijk y coordonne le National Surgical Quality Improvement Program (NSQIP), une initiative gérée par des médecins où 24 hôpitaux utilisent un outil de mesure très rigoureux pour étudier les résultats chirurgicaux ajustés au risque, qui contribuent à ce changement de culture. Le système se concentre sur l’hôpital ou l’unité comme système d’apprentissage et scrute sans arrêt les données sur les procédures et les résultats pour alimenter le processus d’amélioration.

Comme la plupart des infections apparaissent après le congé, la pierre d’assise du programme est un examen du dossier médical effectué après 30 jours, ainsi qu’un suivi auprès des patients chirurgicaux. L’analyse de 19 des 25 sites de la Colombie-Britannique par NSQIP a identifié des secteurs sujets à amélioration et a montré qu’on pouvait potentiellement économiser chaque année de 7 700 à 31 000 jours-patients dans la province.

Le BC Patient Safety & Quality Council travaille à bâtir une culture de la fiabilité pour réduire les ISO. Les stratégies gagnantes reposent sur l’appropriation des problèmes par la première ligne et l’équipe clinique. Il est essentiel de transférer la responsabilité des problèmes et la prise de décision à la première ligne pour améliorer les résultats.

« C’est en regardant du côté adaptatif des soins cliniques que nous pouvons reprendre le contrôle sur le taux d’ISO, estime Marlies van Dijk. Nous devons parler autrement de la sécurité des soins chirurgicaux et nous concentrer sur la culture, la direction et la mobilisation. Nous avons une obligation envers nos patients de faire en sorte que les meilleures pratiques soient toujours appliquées et cette approche est très réalisable. »