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6/2/2016 6:00 PM

Pour la plupart d'entre nous, la chance de représenter notre pays sur la scène mondiale ne se présente qu'une seule fois – si elle se présente.

Maryann Murray a récemment eu l'occasion de le faire au siège de l'Organisation mondiale de la Santé à Genève, en Suisse.

Mme Murray, membre de l'organisme Patients pour la sécurité des patients du Canada, a été invitée à prononcer une allocution et à représenter la voix des patients lors d'un événement sur la sécurité des médicaments tenu en marge de la réunion annuelle de l'Assemblée mondiale de la Santé. Elle y a également présenté les Cinq questions à poser au sujet de vos médicaments, un outil permettant de sauver des vies conçu au Canada.

L'Assemblée mondiale de la Santé, constituée des ministres de la Santé de ses États membres, est l'organe décisionnel de l'Organisation mondiale de la Santé. Chaque année en mai, elle se réunit pendant cinq jours.

Mme Murray a trouvé presque surréaliste l'expérience de déambuler dans les salles du Palais des Nations, d'admirer les paons laissés libres dans le parc et d'assister à la rencontre de délégués venus des quatre coins de la planète dans le but d'améliorer les soins de santé partout dans le monde. Au milieu de tout ce bouillonnement, Mme Murray n'a toutefois pas perdu de vue son objectif.

« J'ai accepté de participer à cette rencontre parce que je suis convaincue que nous pouvons faire mieux. Je souhaitais inciter d'autres personnes à passer à l'action, explique Mme Murray. Ayant moi-même perdu un enfant en raison d'effets indésirables de médicaments, je veux tout faire en mon pouvoir pour éviter de tels incidents. Je suis venue à Genève pour souligner l'importance et l'urgence d'accroître l'innocuité des médicaments. Une plus grande sécurité à ce chapitre permettra de sauver des vies. »

En 2002, Martha, la fille de Maryann Murray, est décédée à la suite d'une série d'erreurs. Mme Murray a alors adhéré à l'organisme Patients pour la sécurité des patients du Canada dans l'espoir d'empêcher que des tragédies comme celle qui a frappé sa famille ne se reproduisent.

 « L'un des orateurs a affirmé que nous devions trouver des façons d'accroître le signalement d'effets indésirables, possiblement au moyen de mesures incitatives. Un médecin présent dans la salle a répondu que la rétroaction pourrait constituer la meilleure récompense pour le signalement », raconte Mme Murray.

« Ne serait-ce pas formidable que le signalement des effets indésirables devienne la norme à l'échelle nationale, conclut-elle, et que des infolettres présentant des analyses de données, des tendances et des alertes précoces soient régulièrement diffusées? »

Mme Murray, ravie qu'une aussi grande attention ait été portée à la perspective des patients, est repartie inspirée par le fait qu'autant de personnalités influentes se consacrent à trouver des moyens d'améliorer l'innocuité des médicaments.