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10/16/2015 10:00 AM

L'hôpital Concordia de Winnipeg, au Manitoba, a adopté le bilan comparatif des médicaments (BCM) et cherche à le généraliser d'ici 2020 - à l'admission, au transfert et au congé, dans toutes les unités.

Concordia a participé au mois national de la vérification de la qualité du BCM en février 2015, pour obtenir un aperçu de son positionnement dans une perspective canadienne. « Nous avons fait venir un pharmacien qui a fait quelques quarts de travail supplémentaires pour remplir les vérifications de chirurgie et de médecine familiale, explique Linda Mumtaz, directrice du programme et des services aux patients, en médecine familiale, oncologie, laboratoire, pharmacie. Pourvoir compter sur quelqu'un qui comprenait ce qu'il fallait examiner, où il fallait le chercher, et comment on devait répondre aux questions a de beaucoup facilité le processus. Ce n'est pas si difficile à faire; il faut juste prendre le temps de le faire. Nous avons également eu l'aide du gestionnaire clinique des soins intensifs pour effectuer la vérification. »

Madame Mumtaz a la responsabilité de quatre unités de médecine familiale (114 lits), et parmi les autres unités vérifiées se trouvent une unité de 28 lits en chirurgie, une autre de sept lits aux soins intensifs, de même que le service d'urgence. Certains programmes ont réellement adopté le BCM et sont rendus plus loin, dit-elle. Nous continuons à peaufiner nos procédures et à les améliorer. Il faut beaucoup de travail d'équipe et nous constatons une amélioration constante. »

Les médecins des salles d'urgence effectuent le BCM pour les patients admis dans les unités de médecine familiale. Des outils ont été mis en place pour recueillir des informations sur les médicaments qu'ils prennent à la maison et sur les médicaments ont été modifiés à l'urgence. Lorsque le médecin de médecine familiale prend en charge le patient, il est beaucoup plus facile pour lui de modifier ou d'accepter le protocole de médicament.

Concordia dispose d'une procédure bien conçue pour effectuer le BCM lors du transfert à un foyer de soins personnels à partir de l'une des unités de médecine familiale. La majorité des patients de l'unité sous aiguë médecine familiale sont transférés dans un foyer de soins personnels; le personnel a travaillé avec les représentants régionaux en pharmacie et en BCM pour élaborer une procédure qui est maintenant bien connue dans toute la région.

Lorsque les patients de l'unité de médecine familiale sont retournés à la maison, ils sont dotés d'une liste à jour des médicaments qu'ils consomment. Une copie est envoyée par télécopieur au médecin de famille du patient pour le suivi. De 10 à 12 patients reçoivent chaque jour leur congé, de sorte que le travail impliqué dans les coulisses peut parfois être onéreux.

« Nous avons mis en place un mécanisme faisant en sorte que si le médecin et l'équipe identifient un patient prêt à recevoir son congé, nous préparerons dès la veille toute la paperasse du BCM pour que le médecin l'examine et documente tous les changements nécessaires, ajoute-t-elle. Nous avons conçu le mécanisme de manière à ce que la procédure se fasse en douceur. S'il y a un cas compliqué de patient rentrant à la maison avec de 10 à 15 médicaments, nous allons demander au pharmacien d'examiner les médicaments pour repérer toutes les interactions et émettre des recommandations avant que le médecin n'effectue le BCM. »

Concordia a aussi un certain nombre de pharmaciens affectés aux unités de médecine familiale. Les pharmaciens assistent aux tournées de planification des congés et font des recommandations en route. 

Madame Mumtaz souligne l'importance de mobiliser les parties prenantes dès le départ, d'être patient et d'être cohérent. L'équipe de gestion partage les attentes des pratiques organisationnelles requises d'Agrément Canada et des vérifications du BCM résultats en résumant l'information pour qu'elle ne soit pas trop lourde. Un membre de l'équipe de qualité examiner aussi les dossiers médicaux à la recherche de marqueurs que les médecins sont censés respecter, puis travaille en privé avec chaque médecin pour le mettre au niveau voulu. 

« Il faut aider les gens à apprendre à faire le BCM, insiste-t-elle. Notre médecin hygiéniste en chef et notre chef de la direction des soins infirmiers ont été très proactifs, un leadership inestimable du point de vue des médecins et des infirmiers. Nous avons montré aux gestionnaires cliniques, aux infirmières et aux commis sur le terrain à imprimer et à utiliser les documents de BCM. Le processus a été long, mais les fondements sont maintenant en place pour en arriver là où nous voulons être en 2020. »