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6/4/2013 6:00 PM

​​​​​​L’unité de soins intensifs ouest de l’Hôpital général du Hamilton Health Sciences devient la nouvelle référence en soins intensifs à Hamilton

Dix-sept équipes multidisciplinaires issues des unités de soins intensifs de partout au pays ont participé à la Collaboration sur le délirium et le bilan comparatif des médicaments de Soins de santé plus sécuritaires maintenant! , qui visait à améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients admis aux soins intensifs. Cette collaboration, qui a duré 12 mois, a eu recours à des ateliers de formation en personne et virtuels, de même qu’à des webinaires, pour mettre les équipes participantes en relation  avec les chercheurs membres de la collaboration, qui leur ont offert leur expertise et suggéré des changements de pratiques à fort effet de levier.

L’unité de soins intensifs ouest de l’Hôpital général du Hamilton Health Sciences a toujours admis que le délirium affecte fréquemment les patients ayant subi une chirurgie cardiaque. Ceci découle de plusieurs facteurs et le délirium coûtait cher à l’hôpital, en plus de soulever des problèmes pour la sécurité des patients. Plusieurs des patients traités après chirurgie cardiaque dans l’unité de soins cardiaques de l’aile ouest présentaient un dossier médical complexe. On reconnaissait que le délirium devait être traité au même titre que toute autre urgence médicale.

Cette participation à la Collaboration sur le délirium et le bilan comparatif des médicaments de Soins de santé plus sécuritaires maintenant! était une première pour l’Hôpital général de Hamilton. On n’y avait pas tellement fait de travail collaboratif auparavant, pas plus que de participation de médecins à un tel effort. Mais l’équipe s’est fixée comme objectif d’accroître ses connaissances et sa compréhension du délirium et de le réduire de 50 % dans l’unité de soins intensifs ouest. L’Hôpital général de Hamilton a pris depuis la direction d’initiatives semblables dans d’autres unités de soins intensifs de la ville est s’est imposé comme référence de ce qui est réalisable.

« Nous avons utilisé le cycle Planifier-Exécuter-Étudier-Agir (PÉEA) et lorsque nous avons examiné et analysé nos données, nous avons trouvé des secteurs où il y avait place à l’amélioration, se souvient Courtney Mitchell, IA.  Au départ, nous cherchions surtout à déterminer l’incidence du délirium dans l’unité de soins intensifs ouest, de même qu’à vérifier si le personnel soignant avait bien utilisé le test CAM-ICU pour détecter les cas de délirium.  Ces vérifications nous ont indiqué qu’il pouvait valoir la peine de revoir la prise en charge des patients dans notre unité des soins intensifs. Nous avons aussi fait en sorte que les données recueillies lors de la vérification soient accessibles aux familles, aux patients et au personnel soignant. »

L’équipe de l’Hôpital général de Hamilton a aussi utilisé les conseils et les outils suggérés par diverses équipes membres de la Collaboration pour lancer sa gestion du délirium. « Si vous voulez mettre les meilleures pratiques en œuvre dans votre unité des soins intensifs, mais que vous peinez à lancer le programme, c’est un excellent moyen de prendre une longueur d’avance, soutient Sonya Lugowy,  de PharmD. Il est utile d’avoir des outils déjà faits à votre disposition, plutôt que d’avoir à réinventer un outil ou un protocole. Vous pouvez l’adopter, l’adapter et en faire le vôtre, plutôt que de partir de zéro. »

L’Hôpital général de Hamilton a commencé à mettre en œuvre les Lignes directrices 2013 pour la gestion de la douleur, de l’agitation et du délirium chez les patients adultes aux soins intensifs (Barr et al). Il a également amélioré l’unité de soins intensifs elle-même en utilisant des carreaux insonorisants pour réduire le bruit et il a offert des masques pour les yeux, des bouchons d’oreille et des postes radio aux patients pour les aider à mieux dormir.

L’équipe de l’unité des soins intensifs ouest de l’Hôpital général de Hamilton cherche maintenant à poursuivre ses efforts pour prévenir et mieux gérer le délirium. Elle a récemment demandé une subvention pour transfert de connaissances dans le but d’étendre ses procédures à toutes les unités de soins intensifs de la ville. « Nous comptons continuer à recueillir des données pendant deux ans encore, note la Dre Alison Fox-Robichaud.  Les résultats sont un véritable rappel à l’ordre et nous encouragent à aller de l’avant. »

Pour plus de renseignements sur la Collaboration sur le délirium et le bilan comparatif des médicaments, visitez www.soinsplussecuritairesmaintenant.ca. Pour consulter d’autres articles sur le délirium et le bilan comparatif des médicaments, cliquer ici.