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5/20/2014 6:00 PM

​​​​Le document met en relief les risques qui menacent la sécurité des patients dans le domaine des soins primaires

Johanna Trimble et sa famille connaissent trop bien les risques qui menacent la sécurité des patients dans le domaine des soins primaires.

En 2006, après avoir reçu un diagnostic de SARM découlant d’une infection persistante dans un œil, sa belle-mère a contracté une infection à C. difficile à la suite d’une poussée de cette autre super bactérie dans sa résidence de soins de longue durée. Au bout de six traitements aux antibiotiques pour combattre l’infection, la santé de Fervid s’est détériorée, et elle est morte en octobre 2008, à l’âge de 92 ans.

Mme Trimble, qui est membre du Patient Voices Network de Colombie-Britannique et de Patients pour la sécurité des patients Canada,  applaudit la publication récente du document de recherche préliminaire « La sécurité des patients dans le contexte des soins primaires ». Commandé par l’Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP) et le BC Patient Safety & Quality Council, ce document explore l’état actuel des connaissances, ainsi que les questions, les priorités, les possibilités et les stratégies clés pour faire progresser la sécurité des patients dans le domaine des soins primaires au Canada.

« Comme notre système est très fragmenté, les possibilités de signaler les problèmes de sécurité sont très limitées dans le domaine des soins primaires. Il est difficile de changer quelque chose que l’on ne peut pas mesurer », dit Mme Trimble. « Notre famille en a fait l’expérience directement. »

Elle souligne que le document sensibilise les gens à l’ampleur du problème et propose des façons de s’y attaquer — une première étape importante.

« J’espère que le document inspirera les Canadiens et qu’il les amènera à s’intéresser aux programmes de sécurité qui ont été élaborés ailleurs, par exemple au Royaume-Uni, et qui ont eu un véritable impact. Nous pouvons tirer des leçons de ces expériences et voir ce qui peut être fait ici. »

Le Dr John Maxted, professeur adjoint à la Faculté de médecine familiale et communautaire à l’Université de Toronto et président du groupe consultatif pancanadien qui a orienté le processus de recherche, explique que le document a pour but de mettre les questions de sécurité à l’avant-plan afin d’obliger les leaders et les prestataires de soins à apporter des améliorations au système.

« C’est une question sur laquelle il faut se pencher – ce genre de recherche doit motiver les gens à agir », dit le Dr Maxted. « Si les gens le lisent et y sont réceptifs, c’est-à-dire s’il les amène à agir pour améliorer la sécurité dans les soins primaires, nous aurons atteint notre objectif. »

Entre-temps, les défenseurs de la sécurité des patients comme Mme Trimble continueront à rallier des gens à la cause de la sécurité des patients afin d’assurer que ce qui est arrivé à Fervid n’arrive jamais plus à personne d’autre.

« Oublions les attitudes négatives et passives qui nous font croire que le problème est trop gros ou trop grave pour que nous puissions nous y attaquer ou que tous nos efforts demeurent vains, dit-elle. Il y a un dicton qui dit : Faisons en sorte qu’il soit plus facile de faire la bonne chose et plus difficile de faire la mauvaise chose.  Faisons-le et que ce soit une priorité à laquelle nous consacrerons des ressources pour changer les choses! »

Le document « La sécurité des patients dans le contexte des soins primaires » est disponible sur le site web du BC Patient Safety & Quality Council à www.bcpsqc.ca et sur le site de l’Institut canadien pour la sécurité des patients à www.securitedspatients.ca.