
Principes
Le conseil d’administration peut soutenir l’organisation dans ses efforts pour opérer un changement de culture en faveur de la qualité et de la sécurité des patients.
Engagement du conseil d'administration en matière de transparence et de reddition de comptes
Les conseils d’administration peuvent faire preuve de leadership et d’engagement envers la qualité et la sécurité des patients en participant à des manifestations publiques et en appuyant les activités d’amélioration de la qualité. Par exemple, le conseil de l’Office régional de la santé de Saskatoon tient deux réunions par mois, l’une publique, ouverte à la population et aux médias, et l’autre privée. Toutes les propositions doivent être faites et adoptées pendant les réunions publiques, dont les procès-verbaux sont affichés sur le site Web de l’organisation. Le premier point à l’ordre du jour des réunions privées consiste toujours en un bref témoignage d’expériences de patients à l’Office régional de la santé de Saskatoon.
Les conseils peuvent manifester leur engagement envers la responsabilité publique et la transparence en affichant en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux de leurs réunions, ainsi que tout autre document s’y rapportant.
Impliquer les patients et leurs familles
Impliquer les patients et leurs familles et les amener à raconter leur histoire et personnaliser les problèmes de sécurité et de qualité peuvent aider une organisation à remplacer une culture de honte et de blâme par une culture ouverte à discuter des problèmes de qualité et de sécurité des patients et à en tirer des leçons.
Parcours organisationnnel vers une culture juste
La participation des organisations aux interventions de la campagne des Soins de santé plus sécuritaires maintenant! La campagne vise à améliorer la sécurité des soins aux patients canadiens, par l’apprentissage, la diffusion de l’information et la mise en oeuvre d’interventions éprouvées qui réduisent le nombre d’événements indésirables évitables.
- Les données, les protocoles, les outils et l’information sont tous des facteurs importants de l’amélioration de la sécurité et de l’efficacité des soins aux patients, mais la culture est plus importante que tous ces facteurs réunis.
Le
Comité directeur national sur la sécurité des patients (dont les recommandations ont mené à la création de l’Institut canadien pour la sécurité des patients) a recommandé que les organisations de soins de santé adoptent des « politiques de déclaration non punitives dans un cadre d’amélioration de la qualité qui s’étendrait à tout le système de santé ».
- Cette recommandation suggère que « le système favorise une atmosphère de confiance, dans laquelle on encourage et on récompense l’ouverture et la franchise dans l’identification et la déclaration des problèmes ou des problèmes potentiels ».
- Le conseil peut aussi participer à des visites de sécurité des patients qui exposent les dirigeants aux premières lignes de l’organisation et aident à bâtir la confiance et la compréhension mutuelles.
En Colombie-Britannique, la personne qui occupe la présidence du comité de qualité de l’autorité provinciale des soins de santé participe aux visites de sécurité.
L’Association canadienne de protection médicale suggère que l’utilisation des mots « culture juste » s’applique à un système équitable et coopératif. Il doit comporter les éléments suivants:
- Une analyse des questions de sécurité qui s’attarde principalement aux défaillances du système. On les identifie et on les corrige dans la mesure du possible.
- L’acceptation par l’organisation de sa part de responsabilité et de reddition de comptes. Les individus ne sont pas tenus responsables des défaillances du système sur lesquels ils ont peu ou pas de contrôle.
- Les prestataires de soins de santé peuvent être confiants que les réactions initiales aux événements indésirables, ainsi que les analyses subséquentes, seront équitables, respectueuses des cadres législatif et juridique et en accord avec les politiques et règlements de l’hôpital. Les droits de toutes les personnes, y compris les patients, sont protégés.
- Les prestataires de soins comprennent les politiques et procédures d’amélioration de la qualité qui s’appliquent et la direction/l’administration les suit.
- Les prestataires de soins ont confiance en la réaction de l’organisation aux événements indésirables, laquelle protège convenablement l’information relative à la qualité contre les procédures judiciaires, réglementaires ou autres.
- L’organisation ne tolère pas de gestes intentionnellement dangereux ou imprudents, d’indifférence au bien-être des patients ou du personnel ou d’autres écarts de conduite ou de comportement volontaires.
- Il existe au sein de l’organisation une vision commune de la frontière entre un geste répréhensible ou non.
- La divulgation des événements indésirables aux patients est très importante. Il faut leur donner de l’information factuelle au sujet de l’incident.
- Les prestataires de soins sont soutenus, protégés et formés correctement.
Chaque organisation suit un « parcours vers la qualité » : des diapositives montrent celui d’une organisation – l’Hôpital St. Joseph’s de Hamilton (
From Boardroom to Bedside, Présentation PowerPoint de Michael Heenan) (De la salle du conseil au chevet des malades).